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Limoud be'iyoun

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AM
Messages: 9
Chalom Rav,

L’année prochaine, je vais entrer à la yéchiva. Pour l’instant, je commence seulement à comprendre ce qu’est réellement le limoud be’iyoun et j’essaie, petit à petit, de m’en approcher.
Je n’ai pas encore étudié dans une yéchiva ni été formé chez un maître. J’apprends surtout à travers des chiourim de la yéchiva de Kissé Rahamim, des chiourim et havroutot, mais sans véritable cadre structuré ni formation méthodique.
J’arrive déjà à formuler des kouchiot et à discerner, en partie, une bonne question d’une question plus faible, même si ce n’est pas encore complètement acquis.

Le point sur lequel je bloque concerne la réponse.
Quand j’ai une vraie kouchia sur le texte, je ne sais pas toujours comment passer de la question à une ébauche de terouts. Parfois je reste bloqué : je perçois clairement la difficulté, mais je ne sais pas dans quelle direction chercher pour construire une réponse.

Ma question est double :

1. Lorsque j’ai une kouchia, dois-je d’abord m’efforcer de chercher une piste dans les mots mêmes de la Guemara ou de Rachi, en analysant chaque terme, chaque nuance, chaque structure logique ?
Ou bien est-il préférable de se tourner assez rapidement vers les mefarshim pour voir comment eux orientent la souguia ?

2. Quand je décide d’ouvrir les mefarshim, comment savoir vers lequel me tourner ?
Existe-t-il une méthode pour comprendre si la question relève plutôt de Tosafot, du Ritva, du Rashba, du Maharsha, etc. ?

Donc comment passer méthodiquement de la kouchia à une tentative personnelle de terouts, sans sauter trop vite vers les commentaires, mais sans rester bloqué faute de méthode ( et sûrement de connaissances de base qui pourrait potentiellement m'aider) ?
Merci pour votre aide précieuse et pour le temps et l’attention que vous me consacrez.
Rav Binyamin Wattenberg
Messages: 7331
Citation:
L’année prochaine, je vais entrer à la yéchiva. Pour l’instant, je commence seulement à comprendre ce qu’est réellement le limoud be’iyoun et j’essaie, petit à petit, de m’en approcher.
Je n’ai pas encore étudié dans une yéchiva ni été formé chez un maître. J’apprends surtout à travers des chiourim de la yéchiva de Kissé Rahamim, des chiourim et havroutot, mais sans véritable cadre structuré ni formation méthodique.
J’arrive déjà à formuler des kouchiot et à discerner, en partie, une bonne question d’une question plus faible, même si ce n’est pas encore complètement acquis.
Le point sur lequel je bloque concerne la réponse.
Quand j’ai une vraie kouchia sur le texte, je ne sais pas toujours comment passer de la question à une ébauche de terouts. Parfois je reste bloqué : je perçois clairement la difficulté, mais je ne sais pas dans quelle direction chercher pour construire une réponse.
Ma question est double :
1. Lorsque j’ai une kouchia, dois-je d’abord m’efforcer de chercher une piste dans les mots mêmes de la Guemara ou de Rachi, en analysant chaque terme, chaque nuance, chaque structure logique ?
Ou bien est-il préférable de se tourner assez rapidement vers les mefarshim pour voir comment eux orientent la souguia ?
2. Quand je décide d’ouvrir les mefarshim, comment savoir vers lequel me tourner ?
Existe-t-il une méthode pour comprendre si la question relève plutôt de Tosafot, du Ritva, du Rashba, du Maharsha, etc. ?
Donc comment passer méthodiquement de la kouchia à une tentative personnelle de terouts, sans sauter trop vite vers les commentaires, mais sans rester bloqué faute de méthode ( et sûrement de connaissances de base qui pourrait potentiellement m'aider) ?


Si vous appréciez les enseignements de la yeshiva Kissé Ra’hamim, vous devriez savoir que le véritable Iyoun est définitivement lié au bon sens.

Si vous ne savez pas encore distinguer parfaitement ce qui est une Koushia de ce qui l’est moins, c’est que vous manquez d’exercice.
Le mieux à faire c’est de persévérer dans l’étude du Talmud, d’avancer, de parcourir des dapim et de toujours les analyser à l’aune du bon sens.
Il ne s’agit pas de "faire un acte religieux" d’étude, il s’agit d’étudier le texte.
N’ayez pas peur de faire usage de vos acquis, de votre compréhension personnelle et de votre sens critique.
Le but est de « comprendre » ce que dit la Gmara, pas de « dire » ce que dit la Gmara.

A force d’étude, de Dapim réellement compris, vous arriverez de vous-même à ressentir ce qui est une koushia et pourquoi ça l’est.
Du coup, en comprenant exactement où se trouve la difficulté, vous arriverez aussi à savoir dans quel sens chercher pour espérer trouver une réponse.
Et du coup, à la longue, vous saurez aussi vers quel Mefaresh il convient de se tourner pour ce type de difficulté.

Bref, tout découlera de l’habitude et de l’expertise gagnée au fil des dapim (réellement) compris.
De ce fait, il n’est pas impératif à ce stade de vous mettre martel en tête pour trouver une réponse à chaque Koushia.
Tentez de comprendre au mieux chaque daf que vous étudiez, notez les questions qui restent sans réponses, ça permet de clarifier et de savoir où vous en êtes (et, de plus, si vous rencontrez un jour quelqu’un qui serait susceptible de vous proposer des réponses, vous les aurez sous la main). Et, bez’’h, à force d’emmagasiner des dapim et d’écouter des talmidei ‘hakhamim étudier et analyser une gmara, vous apprendrez vous aussi à bien comprendre une gmara et saurez trouver des réponses aux Koushiot.
Hatsla’ha !
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