Citation:
que faire dans cette situation: je suis à la synagogue en train de réciter mes péssouqé dézimrah et que à coté de moi vient un homme qui met son talith et fait la bénédiction sur son talith, est ce que je peux répondre barouhou baroukh chémo et amen sur sa bénédiction ou il est interdit de répondre à une bénédiction pendant les péssouqé dézimrah du matin?
Pendant les Psoukei Dezimra, si l’on entend une Brakha, on répondra Amen
(même au milieu d’un passouk si c’est entre deux propositions), mais on ne dira pas Baroukh Hou Ouvaroukh shemo, cf.
Mishna Broura (§51, sk.8).
Dire Baroukh Hou Ouvaroukh shemo n’est pas mentionné dans le Talmud, c’est une habitude plus tardive. Et la coutume ashkenaze veut qu’on ne dise Baroukh Hou Ouvaroukh shemo (BHOBS) qu’aux brakhot de la ‘Hazarat Hashats, et Birkhot Hasha’har et similaires.
Les Sfaradim sont plus généreux en BHOBS, on trouve même dans leur Vidouy détaillé de Yom Kippour une Aveira de ne pas avoir répondu BHOBS !
Il est difficile et étrange de qualifier cela de péché, mais disons qu’il convient de dire BHOBS lorsque l’occasion se présente.
Le
Rosh (cité par son fils le
Tour o’’h §124), tout en étant allemand, disait BHOBS sur chaque Brakha qu’il entendait, accomplissant en cela le verset
(Dvarim 32,3) כי שם ה׳ אקרא הבו גודל לאלקינו.
Toutefois, la coutume Ashkenaze n’est pas comme le
Rosh sur ce point, comme dit plus haut.
Et même lors de la ‘Hazara, le
Gaon de Vilna (Maassei Rav §43) suggère de ne pas forcément tenir à dire chaque BHOBS si l’officiant va vite et que l’on risque de ne pas entendre chaque mot de la ‘Hazara en répondant BHOBS.
Certains Sfaradim (cf.
Tsavaa Me’hayim p.71, §5) confèrent au BHOBS une valeur particulière, ils ont l’habitude de dire BHOBS lorsqu’ils ont fait une Brakha Levatala
(tandis que d’autres disent Baroukh Shem Kvod Malkhouto Leolam Vaed).
Bref, le BHOBS, n’ayant pas sa source dans le Talmud, est moins ‘Hamour et moins nécessaire que de répondre Amen, c’est pourquoi on ne l’autorise pas pendant les Psoukei Dezimra.
Pour ce qui est du Amen, c’est uniquement après une Brakha en bonne et due forme, pas après une Brakha sans Shem oumalkhout
(par exp. Baroukh Hamekadesh Shmo Barabim), et encore moins après un Mi Shébérakh. Il ne s’agit que d’une Brakha classique, ou encore de la Birkat Cohanim, ou répondre aux Kadish/Kdousha/Barekhou.
Dans le cas où répondre risquerait de le perturber dans sa prière
(même simplement dans ses Psoukei Dezimra), il n’est pas tenu de répondre. Cf.
Piskei Tshouvot (§51,11 note 95) au nom de
Shout Salmat ‘Hayim (§62), Shout Kinian Torah (IV, §9) au nom du
Pit’ha Zouta (§5), Shout Shévet Halévi (IX, §43), Tsits Eliezer (XI, §4), Tshouvot Vehanhagot (II, §73 et 74) et
Yabia Omer (IX, §3).