Citation:
Le Rav Ovadia Yossef (Halikhot Olam, tome 8) tranche que les personnes actives (Ba'alei Batim) qui disposent de deux ou trois heures d'étude par jour doivent consacrer ce temps uniquement à l'étude de la Halakha pratique (Halakha LeMa'assé). De même, l'Admour HaZaken (Hilkhot Talmud Torah) souligne l'obligation de prioriser la Halakha pratique.
Quelle est la règle pour un baal habayit qui suit le rythme quotidien du Hitat et du Rambam, étudie une ou deux halakhot le matin, et préfère consacrer le reste de son temps disponible à l'étude de la Gemara plutôt que d’étudier le choulkhan aroukh ?
Même le Chabbat où j’étudie plus, je préfère étudier des sougyiots dans hochen milchpat même si ce n’est pas vraiment de la halakha lemaassé, est ce problématique ?
Je n’utiliserais pas vraiment le terme de « problématique », étudier la Torah est une bonne chose.
Néanmoins, il faut quand même veiller à ne pas perdre le nord, s’investir dans des souguiot théoriques avant d’assurer les souguiot pratiques n’est pas intelligent.
L’étude du ‘Hitat inclut le
Tanya et son auteur lui-même «
souligne l'obligation de prioriser la Halakha pratique » comme vous l’écrivez.
C-à-d que d’après le
Tanya, l’étude de la halakha doit primer sur l’étude du
Tanya.
Ça ne signifie pas qu’il faille arrêter le ‘Hitat, vous pouvez continuer, mais en veillant à prioriser/assurer l’apprentissage de la halakha pratique.
Si vous pouvez consacrer ¾ d’heure ou une heure de halakha tous les jours, c’est très bien. Sur le reste de votre temps d’étude, vous pourrez faire du ‘Hitat, Rambam et Gmara.
Cette étude de halakha ne doit pas forcément se faire sur le Shoul’han Aroukh, d’autres sfarim sont plus pertinents pour apprendre la Halakha, comme le
‘Hayei Adam et le
Aroukh Hashoul’han.
Il faut apprécier son étude mais il faut aussi s’assurer de respecter plus ou moins la Torah/halakha, donc il faut apprendre la halakha et si possible dans un sefer intéressant et motivant.
Pour le reste, on pourra toujours se réserver un moment par semaine pour faire plus de Iyoun ou un limoud qui nous attire.
J’ai un ami qui a une jolie expression pour cela : «
limoud aliba dekiff ».