Une personne qui pense aux toilettes à de D.ieu a sur qui s'appuyer, mais il est préférable d'éviter.
Il est permis aux toilettes de se dire que l'on ne doit pas penser à de la Torah.
Sources et explications :
Est-il permis aux toilettes de penser à D.ieu ? Cette question fait objet d'une discussion parmi les décisionnaires.
Les décisionnaires qui autorisent
D'un côté, Rav Shlomo Kluger dans son 'Hokhmat Shlomo sur le Choul'han Arou'h (או"ח סי' פה ס"ב) démontre qu'il est permis aux toilettes de penser à D.ieu en se basant sur la Guemara de Yoma (7b).
En effet, il est écrit dans la Paracha de Tetzavé (28,38) à propos du Tsits (le frontal du grand-prêtre qui contient le tétragramme divin) : Il sera toujours sur son front.
D'après Rabbi Shimon, le mot « toujours » nous enseigne que l'expiation du Tsits (qui permet aux sacrifices impurs d'être agréés) s'applique toujours, même lorsqu'il n'est pas placé sur le front du grand-prêtre. En revanche, d'après Rabbi Yehouda, ce mot nous enseigne que le grand-prêtre doit toujours penser au Tsits.
La Guemara explique que Rabbi Shimon ne peut pas expliquer que le front doit être vraiment toujours sur son front, car lorsqu'il dort ou qu'il se rend aux toilettes, il ne peut pas le porter sur son front.
Rav Shlomo Kluger remarque que d'après Rabbi Yehouda, le grand prêtre doit penser toujours au Tsits, et la Guemara de demande pas comment il maintient cette pensée lorsqu'il se rend aux toilettes. Il en déduit qu'il serait permis de penser à l'existence de D.ieu aux toilettes. Cependant, il reste dans le doute sur cette question.
Voyez aussi le Na'hal Eshkol (תפילה סי"ב סקכ"ח) qui rapporte au nom d'une grande éminence qu'il est permis de réfléchir à la grandeur de D.ieu aux toilettes.
Aussi, le Eretz Tzvi (סי' נב) soutient qu'il est permis de penser à D.ieu dans un endroit qui n'est pas propre.
Les décisionnaires qui interdisent
D'un autre côté, le chout Lehorot Nathan (סי' א) affirme que penser à l'existence de D.ieu dans un endroit qui n'est pas propre est considéré comme un manque d'honneur à Son égard.
Il le démontre en se basant sur le Michna Broura (סי' פה סק"ו) qui écrit au nom du Sefer 'Hassidim qu'aux toilettes, il convient de penser à ses comptes et à ses dépenses pour éviter de venir à penser à un enseignement de Torah.
Or, si c'était permis, il aurait été préférable qu'on pense à l'existence de D.ieu, car on accomplit ainsi une mitzva.
De même, le Tsits Eliezer (חי"ג סי' א אות ג) soutient qu'il est interdit de penser à l'existence de D.ieu aux toilettes, de la même façon qu'il est interdit de penser à des enseignements de Torah, car il est interdit de réfléchir à toute idée sacrée.
Il avance aussi, que cela relève de ce qui écrit dans le verset de la Paracha de Chel'ah Lekha (15,31) : Car il a méprisé la parole de l'Eternel.
Se dire que l'on ne doit pas penser à de la Torah
Le Choul'han Arou'h (סי' פה ס"ב) stipule que lorsqu'on se trouve dans un bain public, bien qu'il soit interdit de penser à des enseignements de Torah, il est néanmoins permis de répondre à une question d'halakha afin d'empêcher une personne de commettre une faute.
Nous pouvons en déduire, qu'il est permis aux toilettes de se dire que l'on ne doit pas penser à de la Torah pour éviter d'y enfreindre l'interdit de méditer des enseignements de Torah.