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Bonjour Rav Wattenberg
On m'a parlé récemment de deux Rabbanim intéressants à lire et écouter, dans deux styles un peu différents: Rav Yéhochoua Inbal et Rav Eliahou Meir Faivelzon.
Les conaissez-vous ? Qu'en pensez-vous ?
Chacun dans son style peut à mon sens contribuer à structurer et construire une hashkafa saine haredite, bien que chacun soit un peu "out of the box" par rapport à certaines choses.
Connaissez-vous d'autres Rabbanim dans ce style dont les enseignements seraient aussi enrichissants ?
Je ne les connais pas vraiment, j’ai lu un peu de ce qu’écrit
Rav Inbal, il est indéniable qu’il s’intéresse à des sujets intéressants et que son discours est beaucoup plus réaliste, cohérent et sensé que celui de nombreux rabanim.
Il y a la masse des rabanim qui ne s’intéresse pas aux sujets importants de Hashkafa et, malheureusement, même la minorité qui les traite, le fait le plus souvent en y mêlant des notions kabbalistiques qui, de par leur nature, échappent à toute analyse critique.
Même s’ils ne le font pas systématiquement, à mon sens, ces écarts occasionnels gâchent les atouts de leur vision hashkafique dont aurait pu bénéficier le plus grand nombre n’était-ce ces apartés qui ne s’adressent qu’à une infime minorité, bien inférieure en réalité au nombre de personnes qui croient les comprendre ou les apprécier.
Un exemple récent, c’est le
Rav Moshé Shapira zatsa’’l, c’était un véritable Talmid ‘Hakham, il avait aussi étudié le Shas et les Rishonim
(pas seulement le Maharal et le Ram’hal), et il s’intéressait aux notions de Hashkafa.
Hélas, il avait parfois tendance à expliquer des choses obscures en faisant appel à des prémisses encore plus absconses, teintées de principes kabbalistiques.
Certains s’imaginent transportés par ces explications, croient les comprendre et ne comprennent même pas qu’ils n’ont en fait rien compris, c’est incompréhensible.
Zikhrono livrakha, c’était un grand Rav et je ne viens pas lui faire la leçon ni lui dire ce qu’il aurait dû faire. Je dis juste que, pour ma part, je déplore cette appétence pour le mysticisme qu’il manifestait dans ses enseignements qui auraient pu être beaucoup plus parlants au commun des mortels s’ils en avaient été épurés ne serait-ce que partiellement.
Pas que
Rav Inbal s’interdise toute référence à la Kabbale, mais c’est moins récurrent que chez
Rav Shapira (et autres), surtout lorsqu’il s’agit d’expliquer une notion non-comprise par une notion incompréhensible.
Je déplore néanmoins le style académique de
Rav Inbal (ou qui feint l’être ou qui tente de l’imiter), il faudrait réécrire ses Sfarim en les reformulant dans un langage plus « yeshivish », plus « Torah », pas en hébreu moderne mais en « Leshon Hakodesh », ce qui permettrait de réduire de 50% la longueur de ses écrits et les rendre beaucoup plus digestes et pertinents.
Dans un autre style que ces deux rabanim, vous pourrez lire sur des sujets hashkafiques dans les livres du
prof. Rav Yehuda Levi, comme «
Moul Etgarei Hatkoufa » et «
Shaarei Talmoud Torah ».
Ainsi que le
Shout Yefei Toar et le
Shout Yefei Einayim, tous deux de
Rav Yossef Pin’hassi. Ce n’est pas le même style, mais c’est l’intérêt pour la hashkafa qui revient.
Mais à l’oral, je ne sais pas qui vous conseiller.
Peut-être, si vous habitez en région parisienne,
Rav Moshé Yaakov Shnéor (ancien Rosh Methivta de Puteaux). C’est un des très rares talmidei ‘hakhamim en France
(-je pourrais arrêter la phrase ici, mais ce n’est pas le sujet, continuons) qui parlent de Hashkafa de manière cohérente et avec le recul du Talmid ‘Hakham
(qui fait défaut aux conférenciers d’internet).
Peut-être que d’autres internautes, en nous lisant, donnerons des noms de rabanim dont les shiourim enregistrés portent sur la hashkafa avec une analyse saine et cohérente, ils y sont en tout cas invités.