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Psika al haperot de nos jours

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rH
Messages: 12
Bonjour Rav,

Dans le cinquième chapitre de la Massekhet Baba Metsia, eizehou nechekh, on apprend l'interdit de faire psika al hpeirot (contrat à terme pour des produits). Une des conditions pour permettre ces transaction est l'existence d'un cours fixe de marché, mais dans l'économie de nos jours c'est très rare et il n'existe quasiment aucun bien qui peut remplir cette condition.

Ma question est donc de savoir si de nos jours il existe des "koulot" pour appliquer cette condition d'un cours fixe de marché, ou bien la seule condition applicable est celle d'avoir la marchandise en stock ?

Merci d'avance pour votre réponse.

Kol touv.
Rav Mordehai Alberman
Messages: 177
D'après le Shoul'han Arou'h, à partir du moment où le prix d'un produit reste constant au moins deux ou trois mois, c'est considéré comme un cours fixe.

En revanche, d'après le Rama, il suffit que le prix d'une marchandise reste stable pendant quelques jours pour qu'il soit considéré comme un cours fixe.

Par conséquent, la plupart des produits manufacturés disponibles en magasin – tels que les appareils électroménagers ou les produits issus de l'industrie agroalimentaire – étant donné que leur prix ne varie qu'environ tous les six mois, sont considérés comme ayant un cours fixe.

En revanche, les légumes dont le prix peut varier d'un jour à l'autre n'ont pas un cours fixe.

Aussi, le cours de l'or et l'argent qui fluctue quotidiennement n'est pas considéré comme fixe. Il en va de même pour certains bijoux en or dont la valeur est déterminée en fonction de leur poids en or.


Sources et explications :

D'un côté, le Shoul'han Arou'h (סי' קעה ס"א) nous enseigne que nous n'avons pas le droit d'acheter une marchandise dont le cours n'est pas fixe en effectuant un paiement anticipé lorsque la livraison est convenue ultérieurement avec le vendeur ; en effet, si le prix augmentait au moment de la livraison par rapport à celui du paiement, cela s'apparenterait à un prêt a intérêt.

D'après le Shoul'han Arou'h, seul le cours d'un marché d'une grande ville (מדינה) est considéré comme un cours fixe, car il demeure stable sur une longue période.

Il ressort des propos du Rif rapportés dans la Shita Mekoubetzet (:ב"מ עב) que dans les marchés des grandes villes, les cours restent constants au moins deux ou trois mois.

D'un autre côté, d'après le Rama, le cours des marchés des bourgades (עיירות) est également considéré comme un cours fixe, bien qu'il varie fréquemment.

Le Hokhmat Adam (כלל קמא ס"א) précise qu'étant donné qu'il ne varie que tous les quelques jours, il est considéré comme fixe.

Par conséquent, les produits manufacturés dont le prix reste stable pendant une période d'au moins trois mois – comme les appareils électroménagers ou les aliments transformés – sont unanimement considérés comme ayant un cours fixe.

Aussi, les légumes dont le prix peut fluctuer quotidiennement sont unanimement considérés comme n'ayant pas de cours fixe.

En revanche, les fruits dont le prix peut varier tous les quelques jours, d'après le Shoul'han Arou'h sont considérés comme n'ayant pas de cours fixe, mais d'après le Rama, leur cours est considéré comme fixe.
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