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Bonjour Rav Wattenberg,
J’aurai aimé avoir votre avis concernant la lecture du Perek Shira pendant 40 jours pour qu’Hachem réalise notre demande.
Si cette récitation durant 40 jours est abordée comme une formule magique ou une technique mécanique pour « forcer » la main de D.ieu, elle risque fort de manquer sa cible.
La prière dans le judaïsme n'est pas un contrat commercial et le retour sur investissement à la fin des 40 jours risquerait de vous décevoir.
J’y appliquerais volontiers l’expression de Rabbi Yo’hanan
(Brakhot 32b et 55a) : כל המאריך בתפלתו ומעיין בה סוף בא לידי כאב לב
La force de ces 40 jours réside dans le travail sur soi. En récitant chaque jour le Perek Shira, vous vous imprégnez de la conscience que tout dans ce monde dépend de la volonté divine et que tout chante Sa gloire. Cette méditation quotidienne est supposée vous faire prendre du recul, modifier votre regard sur vos problèmes, les relativiser et vous rapprocher de la Mida de Bita’hon. C’est en cela que ces 40 jours de prières pourraient vous apporter une solution.
Je ne suis pas sans savoir que des témoignages par dizaines insistent pour souligner l’aspect miraculeux d’une simple récitation dénuée de tout travail spirituel, comme si la répétition durant 40 jours était une « segoula » mystique, une formule magique qui agirait indépendamment du niveau spirituel et sans démarche particulière pour gagner en hauteur de vue.
Comme je suppose que vous devez en avoir déjà eu vent, j’en déduis que votre question sur ce site traduit le scepticisme que vous inspirent ces allégations.
Aussi nombreux soient-ils, ces témoignages resteront toujours inférieurs, tant en quantité qu'en force probante, à ceux qui rapportent les guérisons miraculeuses obtenues lors des pèlerinages à Lourdes. Force est donc d'admettre la faible fiabilité de ces témoignages, dès lors que l'on fait abstraction de l'effet placebo et des facteurs psychologiques.
Voyez encore ce que j’ai écrit ici
https://www.techouvot.com/viewtopic.php?p=57757#57757 à propos de la lecture des Tehilim qui est à comprendre (et pratiquer) dans le même esprit.