Citation:
Je suis tombé, il y a peu de temps, sur une Dracha concernant la Parachat Kora'h expliquant pourquoi l'on donne le nom d'un Racha' à une Paracha (et non un pas Racha' :) ). Cependant, bien que l'explication peut être enrichissante, moussarique etc.., il me semble que ce soit juste une formalité. En effet, nous savons qu'en Israel, le Sefer Torah était terminée tous les 3 ans, indiquant forcément un découpage différent du nôtre (et des Babyloniens). Dès lors, qui nous dit que Kora'h a mérité une Paracha à son nom ?
Ceci n’exclut pas cela.
Même si chaque parasha est découpée en trois, le premier tiers de parshat Kora’h peut légitimement s’appeler Parshat Kora’h.
Mais je comprends ce qui vous dérange, il y a certaines explications qui se basent sur le découpage actuel et vous trouvez ça léger.
On peut mentionner d’autres questions, par exemple : comment de nombreux auteurs (et le Zohar aussi) écrivent qu’il n’y a qu’une seule parasha (à partir de sefer shemot) où le nom de Moshé n’apparait pas et que c’est Tetsavé.
Tout d’abord c’est inexact, mais on pourrait aussi objecter que selon le découpage israélien il devrait y avoir deux ou trois parshiot (que comporte notre parshat Tetsavé) sans le nom de Moshé !
Voyez ce que j’écris à ce propos ici :
https://www.techouvot.com/viewtopic.php?p=60477
et mes propositions de réponse et d’explication.
Citation:
De manière plus générale, comment peut on se permettre d'inventer des Divré Torah sur des Chéelot qui ne se posent pas réellement ? (bien que cela peut être enrichissant, of course !).
Si c’est présenté comme tel, c-à-d en expliquant qu’on peut répondre de telle manière, mais qu’on apporte en plus une réponse enrichissante et intéressante, ça va.
Il y a énormément d’enseignements ‘hassidiques sur les versets de la Torah qui sont de cet acabit. La question n’en est pas une (et la réponse non plus parfois), mais elle sert de support pour véhiculer une idée.
En réalité, on peut dire ici que la question ne se pose pas pour une autre raison, même d’après notre découpage babylonien, car le nom des parshiot est conventionnel et tardif.
Même les noms des ‘Houmashim n’étaient pas forcément les mêmes à l’époque des ‘Hazal et jusqu’aux Rishonim.
Jusqu’au Moyen-Âge on parlait, par exemple, de ‘Houmash Hapekoudim pour sefer Bamidbar. Shemot était appelé Sefer Hagalout vehagueoula, Vayikra : Torat Cohanim, Dvarim : Mishné Torah et Beréshit avait lui aussi différentes appellations (Sefer Hayashar, etc.).
Les parshiot n’avaient donc pas forcément non plus un nom consacré identique à celui que nous connaissons.
Il y a aussi de longs discours rabbiniques sur Yitro qui a « mérité qu’une parasha porte son nom »…
(c'est la parasha de cette semaine)
En réalité, cette appellation n’est pas attestée (et encore moins consacrée) par le Talmud.
Tous ces discours n’ont que la valeur qu’on voudra bien leur donner.
Citation:
C'est un peu se moquer du public, du moins, je le perçois ainsi.
Encore une fois, ça dépend comment c’est présenté. Mais vous avez raison que ça l’est parfois de manière trompeuse.
Toutefois, les orateurs sont souvent de bonne foi, d'aucuns ignorent que le découpage israélien était différent et d'autres l'ont oublié ou ne se rendent pas compte que cela invalide leurs belles explications.
Citation:
Beaucoup de gens me "critiquent" lorsque je fais ce genre de remarque... Est-ce que ma Hashkafa semble cohérente, ou est-elle peut-être déviée ?
C’est cohérent, vous avez raison, mais il faut aussi relativiser la chose. Comme dit plus haut, si c’est en tant qu’idée moussarique, pour servir de base à une idée qui nous restera en tête, c’est bien -dans la mesure où l’on ne trompe pas son public.
Citation:
Je tiens à vous remercier pour votre disposition et dévouement envers nous tous :)
Avec plaisir. Et vous avez raison de souligner ma «
disposition » plutôt que ma
disponibilité, car cette dernière n’est effectivement pas assez conséquente.
En tout cas, concernant le dévouement et la disponibilité, si cette dernière est inférieure à ce que vous imaginez, ce n'est pas le cas du dévouement.