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La réponse de qualité à vos questions

télé et shaliah tsibour

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eliouche7
Messages: 2
est-il vraiment ASSOUR d'avoir une télé chez soi?
Rav Binyamin Wattenberg
Messages: 7297
Si elle est emballée dans son carton, non.
:)

Je veux dire qu'il n'y a pas de issour à proprement parler à ce qu'il y ait un téléviseur dans un appartement.
Contrairement au 'Hamets à pessa'h, nous ne trouvons pas d'interdit de Bal Yiraé & bal Yimatsé (interdit de possession) concernant le téléviseur.

J'ai entendu d'un ami que lorsque Baba Salé était de passage en France, il lui arrivait d'être hébergé dans un appartement équipé de la télévision. S'il y avait un issour de se trouver dans les 4 amot de cet objet, il n'aurait pas toléré un tel écart de la part de son hôte.

Je sais que certains rabbins disent que c'est un issour "Al tashken beaole'ha avla" (Iyov XI, 14) ou encore "Lo tavi toéva el beite'ha"(Dvarim VII, 26) (d'autres appliquent le verset "Toavat hashem gam shnéem" (Mishlei XVII, 15 et XX, 10) à la télé et la vidéo), mais même le Beer Moshé (III, §163-164-165) ne considère pas cet interdit comme purement ala'hique.
Dans ces simanim, il interdit d'être matir le néder que quelqu'un a fait de ne pas faire entrer de TV chez lui, en disant "comment va-t-on lui permettre de faire la aveira de REGARDER la télé ?"

Il est entendu qu'il ne voyait d'interdit que dans le visionnage et non dans la possession d'un téléviseur.

Cet interdit, il le mentionne encore en de maints endroits, comme dans Beer Moshé (IV, §147, 22) où il souligne la gravité de l'interdit de visionner l'objet impur (Avi Avot Atouma) nommé "télévision" qui importe la mentalité non juive de la rue vers l'intérieur de la maison, comme le disait Rav E. Méir Bloch (ancien rosh yeshiva de Telz) avec la pleine approbation du rabbi de Satmer dans Taarat Yom Tov (VI, p.59) (trad. libre de la citation -qui elle-même ne reprend pas vraiment les mots de l'original): "L'ambiance juive qui régnait dans les foyers juifs depuis toujours et qui constituait la base du judaïsme tend à disparaître et à être substituée par une ambiance non juive d'effronterie et de vulgarité à cause de cette télévision."

Voir encore tout le mal qu'en écrit rav Deutsch dans Taarat Yom Tov (VI, p.64) et les autres rabanim dont il reproduit les paroles dans les pages suivantes (p.65-70)

Rav Stern ira jusqu'à écrire dans Beer Moshé (IV, §143) que celui qui regarde la TV n'est pas valide pour faire shalia'h tsibour ('hazan) et que si la seule synagogue de la ville a pour 'hazan quelqu'un qui a la TV, il vaut mieux prier seul que de prier betsibour avec un tel 'hazan !

Selon lui, il sera aussi inapte à être Sho'het -Beer Moshé (IV, §143) (voir aussi Shévet Alévy II, §2) ou Sofer -Beer Moshé (VIII, §51, 6).

Rav Ovadia Yossef (Ye'havei Daat IV, §7) mentionne aussi que le simple fait de faire pénétrer une TV dans son appartement est un issour (en ne citant à l'appui que deux des quatre rabanim cité par le Taarat Yom Tov et en omettant de nommer les deux autres, je ne sais pas pourquoi), mais de ce qu'il écrit on comprend qu'une TV qui transite par un appartement en restant dans son carton ne pose pas de problème, le véritable problème est d'avoir une TV en service à la maison .

Voir encore dans Yabia Omer (VI, o"h §12).

Bref, tout ça pour dire que la notion d'interdit d'avoir une TV chez soi n'est pas une faute si elle nous est imposée et qu'on ne la regarde pas (par exemple pour celui qui loue un appartement équipé d'une TV contre son gré, il n'est pas nécessaire de la sortir de l'appartement durant son séjour).

Le problème est plutôt de la regarder.
Si plusieurs rabbins s'arrêteront sur des interdits bien connus et définis, je préfère souligner un autre danger, celui dont parle le Beer Moshé (IV, §147, 22) en citant Rav Bloch, l'importation de la Ashkafa non juive.

Il est indéniable qu'il existe des points communs entre les différents résidents d'un pays au niveau de la mentalité, ceci ne peut être un hasard et est tout naturellement le fruit d'une éducation commune par les notions et valeurs rencontrées et donc partagées.

Notre Ashkafa se construit en fonction de ce qu'on voit/entend/etc...
Ainsi, celui qui reste assis devant une TV allumée, risque de se forger des ashkafot empreintes d'une mentalité qui se partage entre les visionneurs de TV.

Cette mentalité étant celle de personnes qui ne respectent pas certaines règles de vie et de midot, le visionneur ne saurait en sortir indemne à 100%.

Je ne dis pas qu'en visionnant un seul film violent et brutal il va devenir - du jour au lendemain - une brute incontrôlable, mais à la longue, on verra clairement l'influence.

Il me semble que Rav Ovadia Yossef aussi retient cette idée lorsqu'il souligne (par exemple dans Ye'havei Daat IV, §7) que le problème de posséder une TV est encore plus accentué pour celui qui a des enfants.

Il y a certainement des programmes qui ne sont pas porteurs de mauvaise mentalité, mais il est difficile de prévoir et de savoir à l'avance sur quoi on risque de tomber.

De simples publicités sont parfois terriblement empreintes d'une mentalité exécrablement "shaygets" (terme intraduisible en français).
Le malheur est qu'une fois habitué, on ne se rend même plus compte de la gravité et de la bassesse de cette mentalité.

À plus forte raison pour des enfants - qui n'ont pas encore de ashkafa du tout - la visualisation de la télé pourrait leur être préjudiciable au plus haut point, même si les parents supervisent les programmes. Car de simples petites idées purement "goy" sont disséminées ci et là et l'enfant s'y habitue et finit par les trouver normales.

Ce problème que je dénonce ici n'est pas directement lié à la religion juive, il concerne même les non juifs.

D'ailleurs de nombreux goyim souscrivent totalement à ce que j'écris ici et filtrent très sérieusement ce que leurs enfants regardent, voire refusent d'introduire un téléviseur à la maison.

Conclusion:
Il n'y a pas d'interdit stricto-sensu dans le fait de posséder une TV, mais c'est très vivement déconseillé.
Yid
Messages: 10
Bonjour Rav,

Mes parents me demandent de leur installer la TV chez eux en Israël avec les chaînes françaises.

Y a-t-il un issour de "lifné iver" à exécuter leur demande ou peut-on considérer que la TV comporte des programmes ksherim [comme des documentaires animaliers ou historiques] et que donc tout dépend de l'utilisation que l'on en fait ?

[Toutefois, je ne suis pas naïf, et je sais pertinemment que mes parents ne regarderont pas de documentaires mais hélas des choses bien plus dommageables.]

Autre précision : ils installeront cette TV quoi qu'il arrive, ils savent le faire et m'ont demandé de les aider uniquement pour gagner du temps.

Merci par avance pour votre aide.

______________________________
Message envoyé via AlloRav sur iPhone.
Yoav Chetrit
Messages: 62
Bonjour Rav

Rav Binyamin Wattenberg a écrit:
Rav Stern ira jusqu'à écrire dans Beer Moshé (IV, §143) que celui qui regarde la TV n'est pas valide pour faire shalia'h tsibour ('hazan) et que si la seule synagogue de la ville a pour 'hazan quelqu'un qui a la TV, il vaut mieux prier seul que de prier betsibour avec un tel 'hazan !"

Cet avis est-il retenu par la majorité des poskim ? Est-ce le même avis pour celui qui possède un smartphone sans filtre ?
Je vous pose la question car en France la majorité des juifs dans les synagogues possèdent une télé chez eux, est il est fréquent que n'importe qui qui sache lire l'hébreu fasse chaliah tsibour sans qu'on se soucie de sa irate chamaim (notamment lorsque la personne est dans l'année de deuil).

Autre question qui est liée: est-ce mieux de prier seul ou de prier dans une shoule ou les chaliah tsibour ne sont pas irei chamaim ? Comment définir un irei chamaim ? Si on ne connait pas les personnes ou ce qu'ils font dans leurs vie, ont-ils une hezkat cacheroute ou un caf zhout qu'ils sont cacher sans les connaitre ?

Merci beaucoup.
Rav Binyamin Wattenberg
Messages: 7297
A Yid :

Citation:
Autre précision : ils installeront cette TV quoi qu'il arrive, ils savent le faire et m'ont demandé de les aider uniquement pour gagner du temps.


Il semble que j'arrive bien trop tard, cela fait bientôt 6 ans, ils ont dû se débrouiller depuis.

Dans l'absolu, si -comme vous le dites- vous pensez qu'ils vont faire des péchés avec, il ne vaut mieux pas participer.
Rav Binyamin Wattenberg
Messages: 7297
A Yoav Chetrit :

Citation:
Cet avis est-il retenu par la majorité des poskim ?

Non.

Citation:
Est-ce le même avis pour celui qui possède un smartphone sans filtre ?

Le smartphone est jugé bien plus sévèrement, vous devez savoir ce que plusieurs rabbanim israéliens en disent, on en parle ailleurs sur ce site.

Néanmoins, je ne saurais dire que le détenteur de smartphone, en France, soit unanimement assimilable à un kofer/passoul/tamé/rasha.

Citation:
Je vous pose la question car en France la majorité des juifs dans les synagogues possèdent une télé chez eux, est il est fréquent que n'importe qui qui sache lire l'hébreu fasse chaliah tsibour sans qu'on se soucie de sa irate chamaim (notamment lorsque la personne est dans l'année de deuil).


Je sais que c'est souvent ainsi, mais ce n'est pas pour autant que c'est bien.

C'est une mauvaise hanhaga, en principe, un shalia'h Tsibour doit faire partie des plus pieux de la synagogue, être humble et agréable avec tous, etc.
Il ne doit pas suffire de savoir lire l'hébreu convenablement (et encore, parfois, même cette qualité fait défaut...).

Je pense que les rabbanim restent passifs et ne font rien pour corriger cet écart de la halakha pour deux raisons:
1) par manque de 'hazanim kshérim.
2) dans l'espoir d'encourager les plus éloignés.

Citation:
est-ce mieux de prier seul ou de prier dans une shoule ou les chaliah tsibour ne sont pas irei chamaim ?

Il y a de multiples paramètres qui pourraient entrer en jeu, mais en supposant que vous êtes en France, dans 99% des cas la réponse est qu'il vaut mieux prier à la synagogue, même si le 'hazan n'est pas un grand Yerei Shamayim tant qu'il remplit son rôle avec sérieux.

(= si vous avez une synagogue où c'est la foire, et le 'hazan fait le mariole pendant l'office, etc. dans ce cas, il vaut mieux prier seul dans un coin ou en dehors des heures d'office de la synagogue -ou à défaut, ailleurs que dans une synagogue.)

Citation:
ont-ils une hezkat cacheroute ou un caf zhout qu'ils sont cacher sans les connaitre ?

ce qu'il faut surtout comprendre c'est que ces Psakim rigoureux interdisant tout Shalia'h Tsibour qui ne serait pas à la pointe de la Yirat Shamayim, trouvent leur origine dans d'anciennes Tshouvot, qui reflètent le monde juif de leur époque.

C'est encore applicable de la même manière dans des milieux religieux, mais en France où la religion est rare, et les religieux sont à 90% des Baalei Tshouva d'il y a moins de 10 ans, celui qui n'est pas un grand Tsadik mais qui est tout de même plus Tsadik que la veille (ou disons que l'année dernière), n'est pas à repousser comme le ressortissant d'un milieu orthodoxe qui a abandonné partiellement la pratique. Même si ce dernier reste paradoxalement encore plus "pratiquant" que le premier.
Il importe de tenir compte du "sens d'évolution" et des aspirations du prétendant.

Je ne dis pas naïvement qu'en France, tous ceux qui fréquentent la synagogue s'inscrivent dans une dynamique de progression spirituelle, je dis seulement qu'il faut aussi tenir compte de ce paramètre et comprendre que l'aspect rigoureux de certains Poskim est à décrypter au prisme de cette réalité.

Citation:
Comment définir un irei chamaim ?


Définir le Yerei Shamayim et celui qui ne l'est pas pour être 'hazan... c'est qu'il y a beaucoup à dire...

Si je réponds, même de manière concise, certains éléments de la réponse vont en choquer plus d'un...

Mais si vous y tenez, je m'exécuterai b"n.
Torah123
Messages: 128
Citation:
Rav Binyamin Wattenberg a écrit:
Définir le Yerei Shamayim et celui qui ne l'est pas pour être 'hazan... c'est qu'il y a beaucoup à dire...

Si je réponds, même de manière concise, certains éléments de la réponse vont en choquer plus d'un...

Mais si vous y tenez, je m'exécuterai b"n.


Bonjour Rav,

Si cela ne vous dérange pas, je pense que ça en intéresserait plus d'un :)

Merci d'avance !
Rav Binyamin Wattenberg
Messages: 7297
Citation:
Citation:
Citation:
Rav Binyamin Wattenberg a écrit:
Définir le Yerei Shamayim et celui qui ne l'est pas pour être 'hazan... c'est qu'il y a beaucoup à dire...
Si je réponds, même de manière concise, certains éléments de la réponse vont en choquer plus d'un...
Mais si vous y tenez, je m'exécuterai b"n.


Bonjour Rav,
Si cela ne vous dérange pas, je pense que ça en intéresserait plus d'un :)



Les Halakhot concernant le Shlia’h Tsibour sont beaucoup plus strictes pour Yamim Noraïm que pour le reste de l’année, mais nous trouvons de nombreuses raisons interdisant à certains d’être Shlou’hei Tsibour, même durant l’année et même de manière occasionnelle.

D’après le Talmud, le Shlia’h Tsibour doit avoir « sa maison vide de péchés », et si Rashi (Taabit 16b) semble restreindre cela aux péchés de vol (‘hamas, guézel,…), le Shoul’han Aroukh (o’’h § 579,1) l’élargit à tous les péchés, suivant en cela le Rambam (hil. Taaniot IV,4).

Etant donné que le Talmud lui-même (Baba Batra 17a et Shabbat 55b) nous dit que très peu de personnes sur Terre n’ont effectivement jamais commis de péché [c’est ce que laisse entendre le verset de Kohélet (7,20) כִּי אָדָם אֵין צַדִּיק בָּאָרֶץ אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה טּוֹב וְלֹא יֶחֱטָא], il faut relativiser un peu les choses et comprendre qu’on invalidera seulement celui qui enfreint un péché considéré grave aux yeux des gens.

Il faut aussi préciser que selon le Rambam (op cit.) et le Shoul’han Aroukh (op cit.), lorsque les sages disent qu’il faut que « sa maison soit vide de péchés », cela vient inclure les péchés commis par ses proches parents (qui invalideraient donc toute la famille).

Le Avnei Nezer (o’’h §30) restreint cela aux proches parents sur lesquels on a une influence, on n’invalidera pas un Shlia’h Tsibour si son cousin est un pécheur, mais uniquement ses proches parents sur lesquels il peut avoir une influence, comme ses enfants et son épouse.

Mais là aussi, dans le cas où il fait des remontrances à ces derniers pour les remettre sur le droit chemin et qu’eux ne l’écoutent pas, il reste kasher pour être Shlia’h Tsibour. [De nos jours, cette règle est à redéfinir, voir plus bas ce que je rapporte au nom du Shout Birkhot Shamayim (I, §22)].

Il va sans dire que le Me’halel Shabbat (ou Yom Tov) est disqualifié (Shout Zikhron Yehouda §7), et même celui qui ne respecte pas le Yom Tov Shéni Shel Galouyot (le second jour de Yom Tov propre à ‘Houts Laarets) (Shout Shaarei Déa II, §35).

A plus forte raison s’il est Kofer, s’il ne croit pas en la résurrection future des morts, ou en la venue du Messie, ou qu’il pense que la Torah n’a pas été donnée par D.ieu, ou qu’il nie la rétribution future, etc. Dans chacun de ces cas, il est considéré Kofer et est Passoul (Mishna Broura §126, sk.2).
Cela concernera donc aussi les mouvements hashkafiques de la Réforme et autres (Igrot Moshé o’’h II, §50).

Idem pour tous les péchés de Arayot et ses ramifications, certains vont jusqu’à disqualifier d’être Shlia’h Tsibour celui qui serre la main aux femmes (cf. Milei Deavot V, e’’h §1 et Leket Hakéma’h ha’hadash §53, sk.37) (NB: il ne parle pas de faire la bise, mais même de seulement serrer la main). (Cependant, voir aussi Igrot Moshé E’’H IV §32, 9.)

La simple vulgarité du langage est un facteur invalidant (Rama o’’h §53,25).

[Inutile de mentionner celui qui ne respecte pas les lois de Nida, ou qui fait des péchés avec une non-juive (cf. Rama o’’h §53,25 et MB ad loc. sk.76 au nom du Maguen Avraham), etc.]

Pareil pour celui qui se rase la barbe avec un rasoir interdit par la halakha (Yabia Omer X, §8). Ou qui se rase les Péot (même avec un rasoir kasher).

Rav Schlesinger de Genève ajoute à la liste des "Psoulim" celui qui marche dans la rue sans Kipa (tête nue) (Shout Beèr Sarim III, §66).

Le Shout Keren Ledavid (§22) invalide aussi celui qui est « megadel Blorit » (porte les cheveux longs, la banane, est coiffé comme les goyim).

Un Shlia’h Tsibour riche n’est pas souhaitable, voir Taanit (16a-b) et Rashi et Rabénou Guershom (ad loc.), au contraire, on cherchera un Shlia’h Tsibour qui a une famille à nourrir et quelques difficultés financières.

Pour le Shout Mei Yehouda (§14) et le Beèr Moshé (VIII, §51) celui dont l’épouse ne se couvre pas les cheveux ou, a fortiori, si elle ne respecte pas les règles de Tsniout, est invalidé.
[Voir plus haut les conditions, s’il peut avoir une influence etc., sans quoi, il reste valide. ]

De nos jours, ce concept d’influence sur l’épouse est à revisiter.
S’il reste quelques femmes qui suivent leur mari, elles se font de plus en plus rares, on ne peut donc pas tenir le mari pour responsable des péchés de son épouse.
Idem pour les enfants passé un certain âge.
Voir à ce propos le Shout Birkhot Shamayim (I, §22).
Il faut aussi tenir compte de l’époque et des « crises » générationnelles (cf. Rav Tzirelsohn dans Shout Atsei Halevanon §1).

Même si la personne n’est pas méchante, se montre très respectueuse et serait partiellement comparable à un Tinok Shenishba (Igrot Moshé o’’h I, §23) (‘Helkat Yoav I, §91) (Rav Pealim II, §11), et qu’elle ne demande à être Shlia’h Tsibour qu’une fois, pour un Yohrzeit, on ne le lui accordera pas (Tshouvot Vehanhagot II, §76).

Il faudra tout de même la respecter, la ménager et s’adapter au cas par cas (Shout Mei Yehouda §14) (Shout Maharshag II, §81), et éventuellement lui céder la place de Shats pour la fin de la Tfila à partir de Ashrei-ouva Letsion (Rivevot Ephraïm IV, §44).

Au niveau du caractère aussi il y a des restrictions ; pour être Shlia’h Tsibour il convient d’être humble et apprécié du Tsibour (Shoul’han Aroukh o’’h §53,4), Maavir al midotav (Kaf Ha’hayim §53, sk.23), habillé pudiquement et toujours à l’heure pour les Tfilot (MB §53, sk.13).

Il y a encore d’autres particularités, évidemment d’autres Psoulim (en fonction des Aveirot), j’ai rapporté ici un petit florilège qui ne prétend pas à l’exhaustivité, mais qui permet tout de même d’entrevoir quelques idées.

Hélas, le manque de temps ne me permets pas de me relire et c'est dommage.
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