Mon beau père est dans les Chlochim de sa maman, qui finiront à Hoshaana Raba.
Puis-je l'inviter sous ma Soucca pour Yom Tov, ou ma femme (sa fille) et moi sommes considérés comme des "étrangers" aux yeux de la Halakha, et donc il n'aurait pas le droit de manger en dehors de chez lui ?
Il est permis d'inviter un beau-père en période de deuil à un repas de Chabbat ou de fêtes, que ce soit chez soi ou dans sa Soucca.
Sources et explications :
Participer à un repas hors de chez soi
Le Choul'han Aroukh (יו"ד סי' שצא ס"ב) stipule qu'une personne en deuil de son père ou de sa mère ne doit pas participer à des réjouissances entre amis durant toute l'année de deuil.
Le Rama ajoute qu'il est d'usage de ne participer à aucun repas à l'extérieur de chez soi durant toute cette période.
Concernant la coutume sépharade, d'un côté, le 'Hida (ברכי יוסף סי' שצא ס"ב) atteste que les sépharades n'ont pas pour coutume d’éviter les repas en dehors de chez soi durant l'année de deuil ; ses propos sont également rapportés dans le Yalkout Yossef (אבלות סי' לח סכ"ד).
D'un autre côté, Rav Yossef Molko dans son Choul'han Gavoa (סי' שצא סק"י) témoigne qu'à Salonique, les endeuillés de prennent part à aucun repas hors de chez eux.
Un repas de Chabbat
D'un côté, Rav Yaakov Emden soutient dans son She'ilat Yaavetz (ח"ב סי' קפ) qu'un endeuillé a le droit pendant Chabbat à participer à un repas entre amis, probablement parce que s'abstenir relèverait de l'interdiction de manifester ouvertement son deuil pendant Chabbat. D'un autre côté, le Pit'hei Techouva (סי' שצא סק"ד) conteste cette position.
Repas en famille
Cependant, Rav Na'houm Yabrov dans son Divrei Sofrim (פנ"ד סי"ג) souligne qu'il convient de distinguer un repas entre amis d'un repas en famille proche.
Il précise en effet qu'un endeuillé a le droit d'inviter son fils au festin de Pourim, car il ne s'agit pas d'une invitation qui procure de la joie.
Il ajoute que bien que son gendre soit endeuillé, il est permis de l'inviter au festin de Pourim, car un gendre est comme un fils ; inversement, un beau-père endeuillé peut être invité par son gendre.
Nous pouvons en déduire qu'il est permis d'inviter un beau-père endeuillé à un repas de Chabbat ou de fêtes.
De même, le Tziounei Halakha (אבלות עמ' תצד) écrit explicitement au nom de Rav Elyashiv qu'une personne en deuil a le droit de participer à une seouda de Chabbat chez ses enfants mariés, car un repas chez son fil sou sa fille ne relève pas de l'interdiction de manger entre amis.
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