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Colocation et Pessah

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saraa
Messages: 31
Bonjour,

Etant en colocation avec des gens non religieux, je ne serai pas dans l'appartement pour Pessah.

1. Dois-je faire la bedika de ma chambre avec beraha avant de partir ?

2. Dois-je remplis un acte de vente ?

3. Concernant la cuisine qui est commune, (je n'ai pas encore casherisé les élélments donc je n'ai encore rien utilisé) :

Que dois je faire, notamment pour le Frigo, où je ne suis pas sûre que les autres personnes enlèveront leur hametz et n'en consommeront pas pendant pessah !!!???

4. Dois-je demander à la personne concernée d'enlever tout hametz de la cuisine ?

Merci pour vos réponses.
Rav Mordehai Alberman
Messages: 163
1. Une personne qui habite dans une colocation avec des juifs non-pratiquants doit faire la bdikat hametz la veille de son départ à la tombée de la nuit sans bra'ha (à moins qu'il s'agisse de la nuit du 14 Nissan) pour vérifier qu'il ne reste pas de hametz qui lui appartient dans sa chambre, dans la cuisine et autres parties communes (où elle est susceptible d'y avoir introduit du hametz).

2. Il est recommandé de remplir un acte de vente stipulant qu'on vend tout son hametz à un non-juif.

3. On n'enfreint pas d'interdit lorsque ses colocataires conservent ou consomment du hametz dans une cuisine commune pendant Pessah.

4. On n'est pas tenu de demander à ses colocataires d'enlever tout leur hametz de la cuisine commune.


Sources et explications :

1. Le Shoul'han Arou'h (סי' תלו ס"א) établit qu'une personne qui part en voyage en outre-mer, ou avec une caravane allant au loin dans les trente jours qui précèdent Pessah doit avant son départ faire une bdikat hametz sans bra'ha.

Le Mishna Broura (סק"ג) précise que la bdika doit être effectuée la veille de son départ à la tombée de la nuit. Après quoi, il récitera le premier kol 'hamira. Puis le jour du 14 Nissan, à la fin de la cinquième heure, il récitera le deuxième kol 'hamira.

Il explique (סק"ד) que nos sages ont institué de réciter la bra'ha de al biour hametz car le hametz que l'on trouve, on le met de côté pour le brûler le lendemain.

La bdika est donc le début de la procédure d'élimination du hametz. Ce qui n'est pas le cas lorsqu'on fait la bdika la veille de son départ avant le 14 Nissan, où le hametz trouvé ne sera pas éliminé mais juste extrait de notre maison puis consommé.

2. Il est recommandé de vendre tout son hametz à un non-juif.

En effet, Rav Shlomo Zalman Auerbach (הליכות שלמה פסח פ"ו ס"ג) affirme que même si on a soigneusement nettoyé sa maison et qu'on en a extrait tout hametz, malgré tout, il est d'usage de remplir un acte de vente pour vendre son hametz à un non-juif.

Il explique qu'on procède ainsi afin d'ancrer dans son cœur l'importance de l'élimination de tout hametz.

Le Pisskei Teshouvot (סי' תמח אות י) ajoute que toute personne propriétaire ou locataire d'un appartement doit remplir un acte de vente de l'intégralité de son hametz, étant donné qu'il est quasiment inévitable de ne pas disposer à domicile d'aliments, de médicaments ou de produits cosmétiques susceptibles de contenir du hametz.

3. On n'enfreint pas d'interdit lorsque ses colocataires conservent du hametz dans une cuisine commune pendant Pessah.

En effet, le Shoul'han Arou'h (סי' תמ ס"ג) écrit que si un non-juif entre dans notre maison avec du hametz en main, nous ne sommes pas tenus de lui demander de sortir de chez nous. Aussi, le fait de voir son hametz n'est pas en soi problématique, tant qu'il n'est pas posé sur notre table.

Le Mishna Broura (סקט"ז) explique que bien qu'il soit écrit dans la Torah (Bo 13:7) qu'il est interdit de voir du hametz pendant Pessah, la Guemara (Pessahim 5b) cependant précise qu'il interdit de voir uniquement notre hametz, mais pas celui d'autrui.

De plus, si du hametz qui ne nous appartient pas se trouve chez nous pendant Pessah, nous n'enfreignons pas l'interdit de posséder du hametz (bal imatzé).

On voit ce principe dans le Shoul'han Arou'h (סי' תמ ס"ב) qui écrit que si un non-juif dépose chez nous son hametz, si nous n'en avons pas pris la responsabilité en cas de vol ou de perte, nous ne sommes pas tenus de l'éliminer.

Par conséquent, on n'enfreint pas d'interdit lorsque ses colocataires conservent leur hametz dans une cuisine commune pendant Pessah, car il ne s'agit pas de notre hametz.
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