Citation:
Bonjour Rav,
Je ne comprends pas cet enseignement, pourriez-vous m'éclairer ?
Le Tséma'h Tsédek note, dans l'un de ses discours:
«Notre maître, l'Admour Hazaken, s'adressant à ses fils, un mardi de la Parchat Balak 5562 (1802), leur dit:
Les astronomes se demandent pourquoi les hommes habitant aux antipodes, en Amérique, ne tombent pas, puisque la terre est ronde et sphérique comme une pomme. La réponse qu'ils donnent à cette question n'est pas exacte.
Notre maître, l'Admour Hazaken, dit qu'elle peut être déduite de l'explication du Ets 'Haïm, selon laquelle les neuf astres tirent leur existence des Cercles célestes. Or, un cercle n'a ni haut ni bas. C'est la raison pour laquelle ceux qui vivent aux antipodes, en bas, ont au dessus d'eux un ciel qui est la continuité du nôtre. Et la terre, là-bas, est bien en bas par rapport au ciel qui se trouve au dessus d'elle.»
https://www.loubavitch.fr/etude/etudes-quotidiennes/hayom-yom/252688/hayom-yom
Je ne sais pas comment il faut le comprendre, je vois plusieurs interprétations possibles.
Et ce que je ne comprends surtout pas, c’est comment peut-on ainsi publier ce « discours » sans une explication, pensaient-ils vraiment que le lecteur lambda allait comprendre exactement ce qui a été dit ?
Il est possible que le Baal Hatanya ignorait ou méconnaissait l’explication de Newton, celle de la gravité, et que lorsqu’il parlait des astronomes (des scientifiques) qui donnent une explication qui n’est pas exacte, il faisait référence à la théorie de Descartes appelée « l’effet tourbillon ».
Ou alors à celle d’Aristote (l’inclinaison à se diriger vers le centre), mais ce qu’il explique sur base de Ets ‘Hayim y ressemble pourtant beaucoup.
Il se peut aussi qu’il faisait référence à l’explication de Newton (qui était déjà admise à cette époque) et qu’il ne l’acceptait pas.
Bien que plus farfelue, je penche pour cette seconde lecture. Car les travaux de Newton avaient déjà plus d’un siècle et ils étaient largement admis en 1802.
C’est donc contre la gravité de Newton qu’il s’exprimait. Ça n’est pas grave.