Citation:
J’ai entendu dans un chiour que avraam le patriarche avait déjà la guémara du traité avodah zarah mais qu’il avait plus de péraquimes que la guémara qui a aujourd’hui. Je me demande ou sont passé ces péraquimes mais surtout ma question est comment il peut avoir le texte de la guémara comme le notre puisqu’il y dedans des histoires qui se sont passé après son époque et des pésouquimes qui sont dans la Tora et avraam est avant matane tora. Et le nom des rabbanimes qui sont des amoraimes.
Vous avez raison et vous raisonnez sainement, Avraham avinou n’avait pas le traité Avoda Zara tel que vous pouvez l’avoir dans votre bibliothèque.
Je sais que certains insistent pour comprendre ce texte littéralement et imaginer Avraham avec une Gmara
(imprimée à Vilna ?) qui rapporte exactement les mêmes discussions que la nôtre, mais c’est absurde et ridicule.
Si vous me demandez « comment peut-il y avoir des gens aussi bêtes ? » je ne sais pas quoi vous répondre.
Rabbi Moshé ‘Hagiz dans son
Mishnat ‘Hakhamim (§332) écrit qu’il est stupide de croire cela et il semble attribuer cette idée à des non-juifs qui critiquaient les juifs pour cette croyance
(qu’Avraham aurait eu le même traité de Talmud que nous) mais il précise qu’aucun juif n’a jamais cru pareille sottise.
[Concernant Rabbi Moshé ‘Hagiz : de nos jours tout le monde prononce ‘Haguiz, mais dans les anciens sfarim on voit qu’il y a un point ou une apostrophe sur/après le guimel, pour en faire un gimel.
Plus encore, le Youd n’est pas forcément indicateur de ‘Hirik, la voyelle « i », mais il peut aussi marquer la voyelle « e ».
Ainsi, je pense que ce patronyme est celui qui existe encore chez des ressortissants du Maghreb, plus fréquemment de Tunisie, Hagège (ou Hadjadj en version algérienne), qui signifie « pèlerin » en arabe.]
Ça rejoint un peu les discours selon lesquels la Gmara aurait été transmise au Sinaï textuellement, mot-à-mot, telle qu’imprimée aujourd’hui.
Rabbi Avraham ben Harambam dans son
commentaire sur Shemot (24,12) écrit qu’il est clair que le texte n’a pas été donné au Sinaï tel que nous l’avons, contrairement à ce que croient ceux dont le cerveau n’a pas de difficulté à imaginer l’impossible (כמו שידמה מי שלא יקשה עליו דמיון הנמנעים).