Citation:
la question est pourquoi y a t il une difference entre le nossah Sefarade et Ashkenaze sur l odre de citee עלינו?
Mais maintenant que vous m apprenez qu il y a aussi une difference dans le meme nossah entre l annee et Rosh Hashana cela m interesse aussi de connaitre la raison
Oui, je faisais référence au fait qu'à Rosh Hashana on dit Aleinou en pleine Amida de Moussaf. Ce qui est inhabituel. Mais c'est la source de Aleinou, dans moussaf de RH avant de se retrouver en fin de Tfila.
Et désolé, j’avais mal lu votre parenthèse (dans votre message initial), on y comprenait déjà votre intention, on y comprend que vous parliez de la différence entre le nossa’h sfarade et ashkenaze.
Je ne sais pas qui vous a dit que les ashkenazim auraient avancé aleinou plus tôt dans la fin de sha’harit afin de permettre au plus grand nombre de le dire ensemble, c’est fort étrange.
Il est vrai qu’il est important de dire Aleinou avec le Tsibour
(et un sfarade qui prierait avec des ashkenazim où aleinou est dit avant le shir shel yom/kavé/etc. devrait dire aleinou avec le tsibour même si son nossa’h le place à la fin de toute la prière, et inversement, un ashkenaze qui prie avec des sfaradim ferait mieux d’attendre le tsibour pour dire laeinou -et même s’il l’a récité à sa place habituelle, lorsque le Tsibour le récitera à son tour, il devra les accompagner et répéter aleinou selon certains poskim). Cependant, la raison pour laquelle nous trouvons cette différence entre sfarade et ashkenaze est plus simple : A l’origine, Aleinou faisait simplement partie du Moussaf de Rosh Hashana, puis -vraisemblablement à l’époque des Gueonim- on a commencé à dire Aleinou en fin de Tfila. Cette coutume s’est répandue de plus en plus à l’époque des Rishonim.
Les ashkenazim l’ont placé à la fin de « tfila basique » c-à-d après ouva letsion. Et les sfaradim l’ont placé en « fin de service », c-à-d tout à la fin, quels que soient les ajouts qui se sont greffés avec le temps à la tfila (kavé, les Tehilim, ketoret…).
Il existe une Tshouva de
Rav Haï Gaon (Shaarei Tshouva §44) qui attribuerait la paternité de Aleinou à Yehoshoua bin Noun, suite à la conquête de Jéricho, mais l’intention n’est pas de dire que Yehoshoua aurait institué sa récitation quotidienne en fin de prière.
Selon le
‘Hida (Moré Beetsba §35) ça serait une Takana de R. Yo’hanan ben Zakaï.
Les sources ne corroborent pas du tout cette affirmation, Aleinou n’apparait pas en fin de Tfila (même sha’harit) dans le
Sidour de Rav Amram Gaon, ni dans le
seder tfila du Rambam. Idem pour le
Sefer Hamanhig et même le
Aboudarham ne mentionne pas de Aleinou quotidien.
On en trouve mention dans le
Tour (o’’h133) mais si son contemporain (le
Aboudarham) ne le mentionne pas, c’est que ce n’était pas encore universellement admis à leur époque (XIVème siècle), même si certains avaient commencé à dire Aleinou en fin de Tfila depuis l’époque des Gueonim.
L’emplacement de Aleinou dans le
Tour (op cit.) est après Ouva Letsion, et il faut savoir que certains ne disaient pas Aleinou après Min’ha (
Shtei Yadot au nom du
Tolaat Yaakov).
Mais de nos jours la coutume de dire Aleinou après chacune des trois Tfilot s’est répandue, sous l’influence du
Arizal (cf.
Maguen Avraham §132, sk.1).