Citation:
Je ne comprends pas du tt la גמרא dans גיטין סו ע״א qui demande comment on peut écrire un גט pour qqn dans un puit peut être que c’est un שד, puisque pour pas mal de ראשונים (je crois pas qu’ils soient minoritaires mais je me trompe??) ils n’existent pas.
De plus, la réponse de la גמרא que בבואה דבבואה לית להו est littéralement incompréhensible... Même pour les ראשונים qui pensent que cela existe, quels sont ces étranges règles qui s’appliquent à ces etres inconnus ? Je suis désolé je ne comprends vrmt pas du tt. J’ai cherché un petit peu dans les commentateurs mais je n'ai rien trouvé de très satisfaisant.
Pourriez-vous m'aider ?
Contrairement à ce que vous semblez croire, les Rishonim qui s’expriment sur ce sujet et desquels on comprend qu’ils ne croyaient pas aux Shédim, sont minoritaires.
Lorsqu’ils lisent une Gmara qui dit qu’on ne doit pas écrire un guet sur ordre d’un malheureux tombé au fond d’un puits, car il y a lieu de craindre que ce soit un Shed, ils l’expliquent autrement. Par exemple, en disant que les ‘Hazal appelaient « Shed » les « partisans des Shédim ».
C-à-d qu’il y avait des idolâtres à cette époque qui vouaient un culte aux Shédim et les ‘Hazal les appelaient « les Shédéens », ceux qui adhèrent aux Shédim.
Ou encore, autre explication : les ‘Hazal parlaient de Shed pour dire qu’on n’a pas de garantie que ce soit l’homme qu’il dit être.
On peut déjà soupçonner qu’au fond du puits ce soit un autre homme qui se ferait passer pour autrui, voire même que ce ne soit pas un homme mais un Shed ! C’est une manière de dire qu’il ne nous importe pas de savoir qui est celui qui pourrait être au fond du puits, même si c’était un Shed, c’est comme dire même si c’était un martien ; cela n’indique pas une croyance en l’existence des martiens…
Quant à ceux qui croyaient aux Shédim, ils acceptaient leur existence ainsi que toutes ces règles et particularités qui les caractérisent.
(Je veux dire qu'ils ne les ont pas forcément établies d'eux-mêmes, les savants et scientifiques de l'époque croyaient en l'existence des Shédim et leur attribuaient certaines particularités, les rabbins n'ont fait que s'inscrire dans une croyance partagée par le plus grand nombre.)