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Condamner quelqu'un qui est contre l(a)es religi(on)eux ?

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verna
Messages: 110
Bonjour Rav Wattenberg,

Dans le brouhaha de l’actualité israélienne et les débats autour de la question de l’enrôlement des ‘Haredim, j’entends souvent des personnes orthodoxes condamner très fermement certains hommes politiques, parfois avec des termes très durs. On entend parfois également des Rabbins s’exprimer dans ce sens.

Je me pose donc la question suivante :
À quel type de profil correspond une personne que l’on aurait la mitsva de condamner, selon les lois du Lachon Hara ?
Par exemple : un homme politique de gauche, croyant mais non pratiquant, qui traite régulièrement les orthodoxes de "parasites", cela suffit-il pour qu’on soit tenu de le dénoncer ?
Faut-il qu’il aille plus loin et, ‘halila, se moque ouvertement de la Torah ?
Quelles positions, quelles attitudes ou discours font qu’une personne devient "condamnable" au sens halakhique ?

Et surtout, comment cette condamnation doit-elle s’exprimer ?
Est-ce dire à table ou en public : "cet homme est ceci ou cela", ou faut-il plutôt condamner ses idées sans s’en prendre à sa personne ?
Est-ce même une obligation, ou simplement une possibilité, une mitsva qui reste optionnelle ?
J’entends beaucoup de paroles fortes, mais je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qui est permis, ce qui est interdit, et ce qui est un devoir.

Ma question est donc pratique :

Quelles prises de position (politiques ou idéologiques) rendent une personne "condamnable" selon la halakha, et comment cette "condamnation" doit-elle être formulée pour rester dans le cadre autorisé ?
Une posture de chev véal taassé, peut parfois être interprété comme une complicité.

Merci beaucoup.
Rav Binyamin Wattenberg
Messages: 7211
Citation:
Dans le brouhaha de l’actualité israélienne et les débats autour de la question de l’enrôlement des ‘Haredim, j’entends souvent des personnes orthodoxes condamner très fermement certains hommes politiques, parfois avec des termes très durs. On entend parfois également des Rabbins s’exprimer dans ce sens.
Je me pose donc la question suivante :
À quel type de profil correspond une personne que l’on aurait la mitsva de condamner, selon les lois du Lachon Hara ?
Par exemple : un homme politique de gauche, croyant mais non pratiquant, qui traite régulièrement les orthodoxes de "parasites", cela suffit-il pour qu’on soit tenu de le dénoncer ?
Faut-il qu’il aille plus loin et, ‘halila, se moque ouvertement de la Torah ?
Quelles positions, quelles attitudes ou discours font qu’une personne devient "condamnable" au sens halakhique ?
Et surtout, comment cette condamnation doit-elle s’exprimer ?
Est-ce dire à table ou en public : "cet homme est ceci ou cela", ou faut-il plutôt condamner ses idées sans s’en prendre à sa personne ?
Est-ce même une obligation, ou simplement une possibilité, une mitsva qui reste optionnelle ?
J’entends beaucoup de paroles fortes, mais je ne suis pas toujours certain de comprendre ce qui est permis, ce qui est interdit, et ce qui est un devoir.
Ma question est donc pratique :
Quelles prises de position (politiques ou idéologiques) rendent une personne "condamnable" selon la halakha, et comment cette "condamnation" doit-elle être formulée pour rester dans le cadre autorisé ?
Une posture de chev véal taassé, peut parfois être interprété comme une complicité.


Je ne suis pas au fait de la politique israélienne, je ne sais pas qui sont les hommes politiques critiqués par des rabbins. Je sais juste que j’ai en horreur tout ce petit monde et je m’en éloigne autant que faire se peut.

Je vous réponds donc brièvement sans parler d’une personne précise :
S’il est interdit de dire du Lashon hara, ça ne concerne pas dire du mal d’un Apikoros.
Vous me dites qu’il peut s’agir d’un homme politique non pratiquant mais croyant, toutefois cela ne l’exclut pas encore d’un possible statut d’Apikoros ou de Megalé Panim etc.

Voyez Sanhédrin (99b) où l’on demande : Qu’est-ce qu’un Apikoros ? R. Yossef dit par exemple ces gens qui disent « à quoi nous servent les rabanim et leurs études ? »
אפיקורוס כגון מאן? אמר רב יוסף כגון הני דאמרי מאי אהנו לן רבנן? לדידהו קרו, לדידהו תנו

[Selon d’autres, ces personnages sont à étiqueter « Megalei Panim » (et non Apikorsim) car celui qui dirait ça serait Kofer dans le passouk qui dit ״אם לא בריתי יומם ולילה חקות שמים וארץ לא שמתי״
Ou dans le passouk qui dit ״ונשאתי לכל המקום בעבורם״.
Par contre on qualifierait d’Apikoros celui qui manquerait de respect à son Rav en lui parlant (l’exemple est plus subtil que ce que l’on s’imagine : il s’agirait d’un élève qui dirait en présence de son Rav « ce que NOUS avons appris » au lieu de dire « ce que le Rav nous a appris »… C’est terrifiant, ça s’appelle déjà Apikoros !... à méditer). Ou encore celui qui dirait que les rabanim ne nous servent à rien puisqu’ils ne font que nous dire ce qui est déjà écrit dans la Torah.]

Vous comprenez que parmi ces hommes politiques, il doit bien y avoir quelques Kofrim et Apikorsim et Megalei Panim Batorah…

Concrètement, le meilleur moyen de vous sortir de tout doute, c’est de ne pas parler de cela.
Si vous habitez en France, vous avez la chance de ne pas être « forcé » de vous positionner et vous pouvez éviter ces sujets, c’est une grande chance.
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