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Déclinaisons de prénoms

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Rafa2007
Messages: 91
Kvod harav, y aurait il des écrits rabbiniques (halakhiques ou kabbalistiques) ou auriez vous des conseils sur quel prénom faut il choisir lorsqu'il y a plusieurs déclinaisons du même chorech/de la même idée ? Par exemple Meir et Yair, au présent et au futur, ou Menahem et Nahman.
Merci beaucoup Rav
Rav Binyamin Wattenberg
Messages: 7331
Citation:
Kvod harav, y aurait il des écrits rabbiniques (halakhiques ou kabbalistiques) ou auriez vous des conseils sur quel prénom faut il choisir lorsqu'il y a plusieurs déclinaisons du même chorech/de la même idée ? Par exemple Meir et Yair, au présent et au futur, ou Menahem et Nahman.
Merci beaucoup Rav


Je vois que vous comprenez les subtilités entre présent et futur, et donc la légère différence de sens.
De sorte que je puis me contenter de souligner un autre aspect : Il est important de « ressentir » le prénom qu’on s’apprête à donner à son enfant.

Il arrive qu’on n’aime pas trop un prénom et, subitement, peu avant un accouchement, on se sent étonnamment inspiré par ce prénom que l’on trouve dorénavant intéressant et beau.
Dans les écrits inspirés de kabbale, il est question de « petite prophétie », d’inspiration par Roua’h hakodesh (Shaar Haguilgoulim, hakdama 23 : « כאשר נולד האדם וקוראים לו אביו ואמו שם אחד העולה בדעתם, אינו באקראי ובהזדמן כי אם הקב"ה משים בפיו השם ההוא המוכרח אל הנשמה ההיא »), qui nous permet de ressentir le prénom idoine pour cet enfant.

En laissant de côté les justifications kabbalistiques, il n’en demeure pas moins capital que les parents apprécient le prénom qu’ils vont donner à leur enfant et s’y sentent connectés, sans quoi, ils trahiraient leur mission de Piria Verivia.
Des parents qui n’ont aucune ambition pour leur enfant ne s’acquittent pas pleinement de la Mitsva.
Ou, dans les mots de Rav Steinman, la Mitsva de Piria Verivia ne se résume pas à accoucher, la responsabilité des parents est aussi d’éduquer et de diriger cet enfant afin qu’il puisse devenir un véritable Oved Hashem.

Bref, pour le choix entre Méir et Yaïr (ou Nehoray, Shraga, etc.) [ou aussi Mena’hem et Na’hman (ou Ne’hémia, Na’houm, etc.)], il faut saisir la subtilité du sens comme vous l’avez fait, et ensuite voir avec lequel de ces prénoms on est le plus en phase.
Pas qu’il y ait une préférence objective entre eux, c'est uniquement en fonction des parents et de leur ressenti.

Le Talmud ne voit pas une Hakpada particulière entre différents prénoms qui ne se distinguent que par la forme et non par le sens; s’appeler Méir ou Nehoray, c’est bonnet blanc et blanc bonnet [cf. Erouvin 13a. Mais on y voit aussi que Nehoray et Ne’hémia ne font qu’un, c’est donc qu’il s’agit d’un surnom, que Rabbi Ne’hémia était surnommé Nehoray car il éclairait la compréhension des sages, comme l’explique la Gmara.
Mais cette explication n’est pas valable pour Méir-Nehoray puisque le sens se rejoint, c’est donc que les deux appellations sont convenables pour une même personne -ceci d’après ceux qui comprennent qu’il ne s’agit pas d’une personne ayant 3 noms, mais de deux personnes distinctes ayant chacune deux noms ; R. Méir s’appelait aussi Nehoray, et Rabbi Nehoray s’appelait en fait R. Ne’hémia (ou R.E.B. Arakh). Cf. Mishméret Kehouna (Kidoushin 54a)].
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