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Rav Shimshon Pinkous rapporte que l’une des choses essentielles dans le ‘Hinoukh est d’enseigner aux enfants à accomplir la Torah et les mitsvot de manière à les vivre avec le cœur, et non pas de façon automatique, comme des «machines». Il ne suffit pas, par exemple, de faire les trois prières quotidiennes aux horaires appropriés simplement pour pouvoir se considérer comme un bon Juif; il faut également apprendre à se concentrer et à prendre conscience de Celui à qui l’on s’adresse.
Ce qui ressort de son enseignement, c’est l’importance d’apprendre à vivre avec Hachem au quotidien, et non uniquement de se tourner vers Lui lorsque nous avons besoin de quelque chose.
La question que je me pose est la suivante: aujourd’hui, en France, où la pratique du judaïsme peut parfois être vécue de manière très «automatique», où il suffit de suivre un «mode d’emploi» pour avoir l’impression d’être un bon Juif, sans forcément réfléchir au sens profond des choses, comment est-il possible d’enseigner cette dimension, notamment dans les écoles, que ce soit au primaire ou au secondaire ?
Vous écrivez «
aujourd’hui, en France », vous vouliez peut-être écrire « aujourd’hui, en
Israël » ?
Car ce que vous décrivez ressemble plus au problème israélien que français
(on en a d’autres ici).
Et si vous trouvez que le judaïsme français manque de "sincérité" dans la relation avec Hashem, que l’on donne l’impression de suivre un « mode d’emploi », je n’ose pas imaginer ce que vous diriez du judaïsme israélien !
Le problème de « mitsvat anashim meloumada » existe partout mais, de manière globale, en France, il est nettement moins profond qu’il peut l’être ailleurs.
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Comment transmettre aux élèves cette capacité à donner du sens à leur pratique et à intérioriser leur relation avec Hachem ? Certes, une grande partie du ‘Hinoukh passe par l’exemple personnel : il est essentiel que les enseignants eux-mêmes vivent de cette manière et transmettent par leur comportement cette relation authentique à la Torah et aux mitsvot. Mais est-ce suffisant ?
Même si ce serait déjà une avancée considérable que chaque professeur incarne réellement ces valeurs, existe-t-il d’autres moyens, outils ou méthodes permettant de faire passer ce message aux élèves et de les aider à l’intérioriser profondément ?
Oui, il existe d’autres « moyens » qu’il ne faut surtout pas négliger : au-delà de l’exemple des enseignants qui «
vivent de cette manière et transmettent par leur comportement cette relation authentique à la Torah et aux mitsvot », il y a aussi l’exemple des parents qui « vivent de cette manière et transmettent par leur comportement cette relation authentique à la Torah et aux mitsvot ». Et ça dépasse l’influence des enseignants généralement.
Je veux dire que si vous êtes à 100% authentique et sincère, si vous vivez vos mitsvot de manière sérieuse et profonde, vous donnerez l’exemple à vos enfants, bien mieux qu’un enseignant.
Il faut se soucier des enseignants, je ne dis pas le contraire, il faut veiller à trouver une bonne école (et c'est dur), mais même avec la meilleure école du monde, si l'enfant apprend de ses parents l'hypocrisie dans la relation à D.ieu, il lui sera bien difficile de progresser spirituellement.
A l'inverse, s'il vit avec des parents dévoués pour la yirat shamayim, soucieux des mitsvot et étudiant la Torah de manière assidue, cela peut souvent combler une éventuelle mauvaise influence de l'enseignant pas assez investi.