[quote="ShalomBAA"]
Ca tente pas un rav de techouvot d intervenir ou c est trop dur d avouer en publique qu il y a du racisme et de la segregation sans fondemement halakhique envers les convertis ?
[/quote]
Bonjour,
(Je suis désolé de toute cette épreuve que vous subissez.)
Les rabbanim ne sont pas avertis des messages postés dans cette section qui est le forum des internautes, il faut poser la question ici par exemple :
https://www.techouvot.com/posting.php?mode=newtopic&f=22 pour avoir plus de chances qu'un rav tombe dessus.
Je ne suis pas rabbin, mais au sujet de votre question halakhique elle n'est pas très clair : vous ne voulez pas prévenir la femme de votre conversion au moment du shidoukh mais plus tard par exemple un peu avant l'engagement (le fiançaille par exemple), c'est bien ça ?
Je veux dire que le problème halakhique qu'il faudrait analyser est le problème de méka'h taout, et si la femme est au courant de la conversion au moment du mariage il me semble évident qu'il n'y a pas de problèmes.
On pourrait cependant voir un problème pas halakhique mais plutôt "moussarique" en ne prévenant pas la fille le plus tôt possible (= après quelques rencontres) mais plus tard après quelques semaines (je ne sais pas si c'est votre intention) :
1 - si la fille ne veut absolument pas de converti (je comprends que c'est malheureux) et qu'elle casse le chidou'h ou le fiançailles ; vous aurez tout deux perdu votre temps et énergie et vous prenez un coup dur (= plus dur que si elle avait cassé seulement après quelques recontres). Pour ce genre de fille il serait adéquat que la chad'hanit demande avant la première rencontre si vous êtes converti - et c'est le travail de la chad'hanit de poser ce genre de questions si la fille pose ça comme une condition sine qua non (vous pouvez mettre la faute sur la fille pas sur la chad'hanit).
2 - si la fille refuse un shidoukh avec un converti seulement "lékhatkhila" mais ne cassera pas au moment de la nouvelle, elle pourrait quand même se sentir un peu trompé de ne pas avoir été prévenu plus tôt et aura l'impression qu'on lui a forcé la main - elle ne veut pas casser son fiançaille juste pour ça, mais aura un arrière goût dans la bouche. Il aurait été préférable de lui apprendre la nouvelle plus tôt et en douceur où elle aurait pu accepter de très bon gré le garçon.
C'est sur ce genre de filles que la chad'hanit ne devrait pas avertir dès le début de la conversion du garçon, où elle pourrait refuser d'office à cause de ses fausses appréhensions sur les convertis.
Dans tous les cas je reconnais qu'il est désolant que des filles baalei techouva (surtout de la première catégorie) refusent absolument les propositions de garçons convertis pour des raisons racistes, alors que les différences de niveau de religion de la famille ne sont pas si grandes. Je vous souhaite de trouver très rapidement un zivoug hagoun et de construire un bayit neeman beisrael.