A
Davco15 :
Citation:
Bonjour RAV , pourriez vous nous donnez plus de précision concernant le « Gueder » de la notion de « Ni’ha lé »
Car il semble que vous considérez ( Selon la décision de RAV Wozner ) que le fait qu’il y’ait un tout petit éclairage suffit pour considérer l’allumage automatique comme étant « lo ni’ha lé » .
Or souvent lorsqu’il fait nuit ,l’éclairage n’est pas du tout suffisant , et bien qu’il soit tout à fait possible de monter les escaliers avec la présence d’une fenêtre ,il en demeure pas moins que je suis très intéressé par le
rajout de lumière .
Merci pour votre éclairage !
Ce que disait
Rav Wozner se basait sur une Svara assez originale et était complété par un autre argument technique.
Sa logique c’est que « Lo Ni’ha Lei » précisément car c’est (ça serait) assour ! c-à-d qu’en réalité, un juif pratiquant ne veut pas transgresser shabbat, du coup, dans la mesure où il voit plus ou moins où il met les pieds et n’est pas dans le cadre d’une hanaa incontestable, même si en semaine il serait content de l’augmentation de la lumière pour « mieux » voir, mais à shabbat, puisqu’il souhaite bien respecter shabbat, il préfère se contenter de la petite lumière et n’est pas satisfait de ce que la « grande lumière » s’allume.
(Concrètement, quand il a un détecteur de mouvement et qu’il pense pouvoir longer le mur et éviter l’allumage, si par un faux pas il le déclenche tout de même, sa première réaction n’est pas de dire «
youpi », mais plutôt «
mince ». Certes, c’est aussi le cas s’il fait totalement noir, il faudrait être
aveugle pour ne pas le
voir, mais on ne peut pas
fermer les yeux sur une hanaa gmoura, seulement sur une hanaa
mince.)
Son complément d’argument consiste à dire que ça revêt le caractère de « lo ni’ha lei » car finalement ce n’est pas gratuit et l’allumage de la cage d’escalier aura un impact, même infime, sur le tarif des charges de l’immeuble.
C’est seulement un « snif » de Svara, pas une « svara gmoura »
(ou disons pour l’occasion que c’est une svara assez mince), il ne se base pas dessus.
D’ailleurs, cela ne marcherait pas pour un invité.
Et on pourrait aussi se poser la question sur les enfants du Baal Habayit qui, tant qu’ils sont relativement jeunes, sont rarement sensibles à la facture d’électricité et ne voient pas de problème à laisser plusieurs pièces allumées pour rien
(c’est là que le père de famille leur rappelle « eh, on n’est pas à Versailles ici ». Le père de famille ou la mère, ça dépend de qui paie les factures.)