Yoatzot Halakha Voir le sujet suivant
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Ohrsameah



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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2015, 22:28 Répondre en citantRevenir en haut

Le principe de dames juives étant Yoetzet Halah'a sur la pureté familiale est-il reconnu et accepté de tous ?


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Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Jeu 14 Mai 2015, 23:30 Répondre en citantRevenir en haut

En dehors des sempiternels râleurs pour qui s'insurger contre tout et n'importe quoi est un besoin vital, je ne connais pas d'opinion - disons rabbinique digne de ce nom - qui s'opposerait au PRINCIPE même.

Toutefois, cela ne vaut aucunement caution pour tout ce qui pourrait se faire sous couvert de cet accord.
Comme dans tout, il peut y avoir des excès ou des dérives.
C'est pourquoi il doit probablement y avoir des opposants, jugeant que la dérive serait trop proche.

Mais le principe ne pose pas problème, nous lui trouvons déjà des racines chez la prophétesse Dvorah .(cf. Tosfot Nida 50a )
Nous trouvons aussi dans le Talmud que l'on se fiait à une femme qualifiée qui transmettait l'enseignement qu'elle avait reçu.
Par exemple (la soeur de R. Shimon) dans le Yeroushalmi shabbat (73b et 81b) et Yeroushalmi Betsa (19a) -et dans yeroushalmi shabbat (29b) mais avec une petite différence de version.

Il y a aussi la gmara Brakhot (39b).

Il y a encore la fameuse Brouria (Psa'him 62b) (Tossefta Kelim I, §IV, 9) (Tossefta Kilaïm XI) .

Je sais que chez les 'hassidim on n'aime pas trop ça car on craint que les hommes aussi finissent par la consulter, sans analyser la crainte, je soulignerais que c'est précisément dans le monde 'hassidique que l'on trouve souvent des femmes qui étaient considérées comme des tsadkaniot, ne citons que la Vierge de Ludmir ('Hanna Ra'hel Werbermacher) qui était -grosso modo- un véritable Rabbi 'hassidique !
Les fidèles la consultaient, elle donnait aussi des cours de Torah, bref, on est loin derrière la Yoetset qui ne s'adresse qu'aux femmes.

Pour ma part, j'estime que ce principe (de Yoetset) est même à encourager, car je trouve certaines situations dérangeantes lorsque l'on doit parfois parler de certaines choses et que c'est la femme qui se présente chez le rabbin...

En dehors du fait qu'elle serait souvent plus à l'aise d'en parler avec une femme Yoetset, j'estime qu'il peut parfois aussi y avoir un manquement au niveau de la pudeur.


Dernière édition par Rav Binyamin Wattenberg le Lun 18 Juillet 2016, 13:11; édité 1 fois
Ohrsameah



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MessagePosté le: Ven 15 Mai 2015, 9:49 Répondre en citantRevenir en haut

Merci Rav

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Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Lun 13 Mars 2017, 17:08 Répondre en citantRevenir en haut

Comme on m’a reproché ce que j’ai écrit ici et qu’on m’a demandé de retirer « ce post qui constitue un mikhshol », je viens réitérer et confirmer ce que je disais ; une femme peut –halakhiquement- être Yoetset Halakha pour indiquer aux femmes la halakha, même si cela peut –comme toute chose- entraîner des dérives, il faudra se garder des dérives, voilà tout.

Pour en ajouter un peu et aggraver mon cas, j’indiquerais le ‘Hida dans Birkei Yossef (H’’M §7, sk.12) qui autorise aux femmes d’être « Morot Horaa » ( Isha ‘hakhama yekhola lehorot horaa ) en citant comme preuve à partir des Rishonim, ce qu’écrit le ‘Hinoukh (mitsva 152) (il indique 158 –différence d’édition).

J’ajouterais aussi le Min’hat ‘Hinoukh (fin de mitsva 78).

Et le Pit’hei Tshouva (H’’M §7, sk.5).

Voilà donc le ‘Hinoukh, le Min’hat ‘Hinoukh, le ‘Hida et le Pit’hei Tshouva qui sont d’accord avec moi :)
De quoi compliquer la tâche à ceux qui s'y opposent.
Ddaann



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MessagePosté le: Lun 14 Mai 2018, 23:19 Répondre en citantRevenir en haut

Cher Rav

Dans une réponse au sujet d'une lecture de sefer thora par les femmes, vous expliquez que le principal problème n'est pas une question alahique car ce dernier pourrait sous certaines conditions et restrictions être solutionné mais plutôt qu'il s'agit du danger qui existe lorsqu'on décide de faire changer les choses de façon active. Vous dites à propos de certains changements: "Si ces changements ont pu s’opérer sans qu’il y ait de casse autour, c’est parce que rien n’a été décidé par volonté humaine.
Tout changement volontaire entraînera une déstabilisation qui ne saurait être positive. "
Pourtant à propos de la question traitée dans le post "yoetset alaha" vous répondez avec des preuves/sources alahiques que cela est permis mais vous n'évoquez pas le problème cité plus haut. Pouvez vous sil vous plait rav expliquer pourquoi ici il ne s'applique pas?
(Vous mettez en garde contre les dérives certes mais vous ne présentez pas l'innovation comme source de déstabilisation difficile à éviter).

D'ailleurs j'ai l'impression qu'il y a précisément derrière la "création" de ce statut une volonté de faire bouger les choses qui me gêne alors que dans le fond la fonction en elle même n'est pas très différente de ce qu'une formatrice au mariage ou une femme de rav peut déjà faire naturellement.

Merci pour vos belles réponses
Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Mar 22 Mai 2018, 20:50 Répondre en citantRevenir en haut

Vous donnez déjà l'élément de réponse, je vous cite:
dans le fond la fonction en elle même n'est pas très différente de ce qu'une formatrice au mariage ou une femme de rav peut déjà faire naturellement.

Voilà pourquoi il n'y a aucun "chamboulement" (comparable à l'autre, qui se fait à la synagogue, dans le rite) .

Il s'agît en fait de faire en sorte que la formatrice de mariage soit mieux renseignée au niveau Halakha -sans pour autant se substituer au rabbin, il ne s'agît pas d'être Posseket.
Et des femmes renseignées en Halakha, ce n'est pas nouveau, il y en a déjà eu...

De plus, dès que le "nouveauté" consiste à étudier la Torah, cela rend les dérapages plus difficiles.
Faire une Kriat Hatorah, n'importe qui peut souhaiter le faire, mais étudier les Halakhot en profondeur, voyons voir quelles femmes souhaiteraient le faire (et tiendraient réellement tout au long de l'étude); il s'agira forcément de femmes "concernées par la Halakha" et donc, pas de femmes qui "s'arrangent avec la Halakha".

Pour apprendre tous les détails de ces Halakhot, il faut se sentir respectueux de la Halakha et des Poskim, les femmes qui ne veulent pas écouter les Rabbanim seront vite fatiguées des subtilités halakhiques étudiées dans ce programme...
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