Un père peut-il être sandak pour son fils Voir le sujet suivant
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MrQuestion



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MessagePosté le: Ven 13 Juillet 2018, 10:05 Répondre en citantRevenir en haut

Rav Wattenberg,

Est-ce qu'un père peut-être sandak pour son fils pour la mila?

Est-ce qu'il peut être mohel et sandak pour son fils?

Est-il préférable de donner cette mistva à un rav ou que le père la conserve?

Le sandak a-t-il un impact sur la vie ou midot de l'enfant?

Merci beaucoup
Rav Binyamin Wattenberg




Messages: 3533

MessagePosté le: Lun 16 Juillet 2018, 18:20 Répondre en citantRevenir en haut

Un père peut être le sandak de son fils, c’est même recommandé selon certains auteurs (car c’est une manière de « participer » à la circoncision) , voir :

Leket Yosher (p.52)

Shéilat Yaabets (I, §74)

Pélé Yoets (d’’h Mila, vers la fin)

Divrei Malkiel (IV, §86)



Néanmoins, l’habitude est de confier ce rôle aux grands-pères (/ arrière grands-pères…) ou, une fois ces personnes honorées, à un Talmid ‘Hakham et Tsadik, voir :

Rama (Y’’D §264, 1) qui cite le Maharil , l’idée serait d’ainsi attirer Eliahou Hanavi (cf. Recanati ).
Le Levoush , lui, souligne l’intérêt des intentions pures entretenues par le Tsadik, qui auraient une influence positive sur le bébé.

Quant à la question de savoir si l’on peut cumuler les deux rôles, Sandak et Mohel, c’est « autorisé » s’il n’y a pas d’autre choix, mais de là à savoir si c’est admis a priori, les avis ne sont pas unanimes :
D’aucuns s’y opposent, comme le Pri Megadim (O’’H §585, Mish.Z. 1) en raison de la bénédiction qui doit être récitée debout, ce qui est difficile lorsqu’on est Sandak.

On pourrait aussi parler de l’action de la circoncision elle-même, qui doit se faire, a priori, debout, mais le Koret Habrit (§265, sk.11) explique que cette Mitsva ne doit se faire en position debout que lorsque rien n’impose de s’asseoir, ce qui n’est pas le cas lorsqu’on est Sandak.

Quant à la Brakha, il explique qu’il est encore possible de la réciter tout debout, puis de s’asseoir, prendre le bébé sur soi et le circoncire sans que cela ne constitue un Hefsek( !).

Cette acrobatie ne donne pas trop envie de le suivre, mais nous trouvons une justification à réciter cette bénédiction en étant assis dans ce cas, sous la plume du Rabbi de Munkacz (Ot Shalom §265, sk.6 –et voir aussi son Min’hat Elazar I, §48 ) en se basant sur le Yeshouot Yaakov qui explique que la station debout est nécessaire lors de la bénédiction car sans cela, on semblerait mépriser le Kavod de D.ieu.

Par conséquent, dans notre cas où la position assise (du Sandak) est requise pour la circoncision, il n’y a rien d’offensant à réciter cette bénédiction en étant déjà assis.

Toutefois, il reste assez délicat d’opérer la circoncision tout en étant Sandak et il convient, il me semble, d’éviter cette situation, tant qu’on n’est pas un Mohel chevronné.
Le cas où l’on a l’habitude que le Mohel soit aussi le Sandak, selon ce que j’ai entendu il y a bien longtemps, c’est lors de la circoncision d’un Néfel, un bébé mort né ou qui décède avant la circoncision Rh’’l.

Je me souviens que R. ‘Haim Berman avait malheureusement rempli ce double rôle pour son petit-fils.

Un autre argument visant à interdire le cumul des rôles, celui du problème appelé « Ein ossin mitsvot ‘havilot ‘havilot », ne sera pas retenu car non applicable, voir Shout Maharam Schik (o’’h §64) .
Voyez Otsar Habrit (III, §14, note 24) pour de plus amples détails sur tout ce sujet, il mentionne une bonne partie de ce que j’ai cité ici (avec quelques erreurs de référence) et en ajoute encore plus.
jonasko



Messages: 5

MessagePosté le: Lun 16 Juillet 2018, 19:32 Répondre en citantRevenir en haut

Bonjour Rav,

Je rebondis sur l'ordre "grand père" "arrière grand père" habituellement suivi pour donner le rôle de sandak.

Est ce ce que un grand père / arrière grand père "pas trop religieux" doit quand même être honoré vu l'influence qu'a le sandak sur le bébé ? Même si on préférait choisir un rav ou un tsadik à la place ?

[Quand je dis "pas trop religieux" je veux dire non méhalel chabat béfaréssia mais qui prend peut être des libéralités avec certains interdits chabatiques (mettre la kipa dans la poche quand on est loin de la choul ou porter son mouchoir par exemple)]

Bekitsour, est-ce que le risque de "mah'loket" dans la famille prime la amaaretsout du papy?

Je vous remercie rav
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