Rav Efraim Cremisi
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Posté le:
Mar 13 Juillet 2004, 21:45 |
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Le
Me‘habèr
(
Choul‘han ‘aroukh
Ora‘h ‘hayim
554, 22) rapporte que l’on a l’habitude, dans certaines communautés, de travailler le 9
av
, mais il recommande de diminuer son activité professionnelle dès
Roch ‘hodèch
.
Dans d’autres communautés, en revanche, on s’abstient de travailler le jour du 9
av
. Cette interdiction ne concerne toutefois qu’un
Ben Yisrael
, ce qui signifie qu’un non-Juif pourra travailler s’il est l’employé d’un Juif.
Le
Rema
indique que de nos jours, dans nos communautés, on n’effectue pas de travaux, mais que l’interdiction se limite au
‘hatsoth ha-yom
(« moitié de la journée »).
Le
Me‘habèr
(
halakha
23) conclut que si l’on risque une perte financière (
davar ha-‘aved
), on pourra effectuer tous travaux comme pour
‘Hol ha-mo‘èd
.
Les
Posqim
s’attachent à interpréter cette
halakha
: Si la permission de pratiquer tous travaux en cas de perte financière n’était valable que par l’intermédiaire d’un non-Juif, elle semblerait superflue (car le
Me‘habèr
nous l’a déjà enseignée).
Certain
Posqim
comme le
Ma‘hatsith ha-chéqel
,
déduisent de cette
halakha
que, dans un cas de perte, il est permis même à un
Ben Yisrael
de travailler de façon discrète.
Le
Biour Hagra
conclut de cette
halakha
que si une personne n’a pas de moyens d’existence et si elle risque, en s’abstenant de travailler, de ne plus pouvoir nourrir sa famille, elle pourra alors effectuer tous travaux même avant
‘hatsoth
.
Il parait évident que si, de nos jours, on risque de se faire licencier pour absence injustifiée, on pourra alors aller travailler (
Torath ‘hayim
,
seïf qatane
18).
Le ‘
Aroukh ha-choul‘han
,
seïf qatane
21, est d’avis que l’interdiction de travailler n’est valable de nos jours qu’après la
Tefila
et les
Kinoth
(« Lamentations ») en usage ce jour-là. Si donc on est obligé de travailler, on s’efforcera de prier de bonne heure et d’aller travailler après.
De nombreux
Posqim
, comme le
Berith kehouna
ainsi que le
Mo‘èd le-kol ‘haï
(
siman
10), s’accordent a dire que pour tous les métiers de bouche au service de la communauté, l’interdiction se limite, même d’après le
Rema
, à la fin de la
Tefila
et non à
‘hatsoth
.
Il me semble important, malgré toutes les possibilités et les nuances que nous avons rapportées sur l’interdiction de travailler ce jour-là, de prendre conseil auprès d’un
Rav
.
J’attire votre attention sur le fait que le
Choul‘han ‘aroukh
conclut en citant la
Guemara
Ta‘anith
30a : « Quiconque travaille le 9
av
ne verra aucune bénédiction de ce qu’il a gagné. »
Behatsla‘ha
et
kol touv
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