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Message |
Jacques Kohn
Messages: 2032
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Posté le:
Dim 04 Mai 2008, 7:32 |
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Dans l’énumération des personnes décédées pour lesquelles un
kohen
a le droit, sinon le devoir, de se rendre impur, la
Tora
mentionne « son parent (
cheèro
) qui est proche de lui » (
Wayiqra
21, 2). Et
Rachi
de préciser, citant
Yevamoth
22b, que le mot
cheèro
désigne son épouse.
Rabbeinou be‘hayé
(Espagne 1050 - 1120) éclaire cette concordance des mots «
cheèr
» et « épouse » en faisant appel au verset en question lui-même :
« Si ce n’est pour son
cheèr
qui est proche de lui, pour sa mère et pour son père… »
Mais un peu plus loin, fait observer ce commentateur, lorsque la
Tora
énoncera les interdictions applicables au
kohen gadol
, elle écrira qu’il ne devra se rendre impur « ni pour son père, ni pour sa mère » (
Wayiqra
21, 11).
Pour quelle raison, se demande-t-il, le texte commence-t-il par énoncer que le
kohen
se rendra impur « pour sa mère et pour son père », donnant ainsi priorité à sa mère, pour ensuite interdire au
kohen gadol
de se rendre impur « ni pour son père, ni pour sa mère », inversant ainsi l’ordre de leur parenté ?
Il en est ainsi, explique-t-il entre autres raisons, parce que si la
Tora
avait placé le père en tête dans les deux versets, cela aurait eu pour conséquence, dans le cas du simple
kohen
, de créer une succession épouse - père - mère, et de placer ainsi un homme entre deux femmes, ce qui n’aurait pas été convenable. |
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