Moses Mendelson Voir le sujet suivant
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MrQuestion



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MessagePosté le: Lun 15 Avril 2019, 14:59 Répondre en citantRevenir en haut

Rav Wattenberg,

Vous parlez ici :
http://www.techouvot.com/refome_ou_progres-vt14592.html
de Moïse Mendelson et vous dites que son erreur était de vouloir organiser une « sortie trop rapide du ghetto ».
Vous en parlez aussi ici :
http://www.techouvot.com/lecture_de_la_thora_par_les_femmes-vt15762.html

J'en arrive à ma question d'aujourd’hui : comment doit-on considérer sa faute et les « dégâts » qu'elle a entrainé, comme purement imprévisible, car il n'avait aucun moyen de penser à ce qui risquait d'arriver ? ou plutôt comme largement prévisible et évident car il y aurait eu des précédents historiques connus à son époque ou bien parce que les rabbanim des générations d’avant avaient déjà écrit à ce sujet en confirmant le danger de « déstabilisation des mœurs » comme vous dites.

Je vous demande donc ceci : Y a-t-il un ouvrage imprimé avant Mendelson qui mentionnait déjà le danger de la « déstabilisation » des coutumes même lorsque il n'y a pas de avéra à proprement parlé ?

Merci de nous faire partager vos connaissances
Rav Binyamin Wattenberg




Messages: 3859

MessagePosté le: Lun 29 Avril 2019, 20:53 Répondre en citantRevenir en haut

Même si aucun livre ne mentionnait l’idée, rien n’interdisait d’y penser par soi-même.

Mais comme la question est très précise, voici une réponse précise :
Oui.
Il y a le rav Bakhrakh dans son Shout ‘Havot Yaïr (§222) qui a été imprimé en 1699 -avant la naissance de Mendelssohn - et qui mentionne cette idée au sujet du Kadish récité par une fille qui en soi peut se faire dans les règles de la Halakha mais qui risque d’entraîner des dérives.

Une personne est décédée à Amsterdam et elle n’avait pas de fils et a demandé que l’on paie (de son héritage) dix personnes qui étudieront « Le-ilouy Nishmato » tous les jours durant l’année de deuil et que sa fille fasse le kadish.
Les Rabbanim présents ne s’y sont pas opposés, mais le Rav Bakhrakh écrivit -plus tard- qu’il y a lieu de craindre que ce genre d’innovation affaiblisse la « force » des coutumes des Bnei Israel et que chacun s’invente son propre nouveau « Minhag ».
Il justifie cette crainte à l’aide d’un écrit des Tosfot dans Brakhot (31a) .

L’idée était donc déjà formulée : on peut ne rien transgresser de la lettre de la Halakha tout en en transgressant l’esprit par l’ouverture d’une porte à ne pas ouvrir.

Bien entendu, cette expression de l’idée ne permet pas d’en délimiter les contours ni le champ d’application, cela reste une décision à prendre par les rabbanim de chaque génération, ceux à qui la transmission exacte et intacte de la tradition importe au plus haut point.

Il est logique de faire confiance à ces personnes dans la mesure où l’on souhaite préserver notre héritage, qui de plus indiqué à consulter qu’un Rav qui connait cette tradition dans ses détails et qui -surtout, se soucie réellement et profondément de la préserver et de la transmettre intacte aux générations futures ?
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