même prénom que son père ? Voir le sujet suivant
Voir le sujet précédent
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet
Auteur Message
estelle oury



Messages: 7

MessagePosté le: Dim 06 Novembre 2011, 20:39 Répondre en citantRevenir en haut

Bonjour,
Mon mari s'appelle Mickael en 2e prenom , c 'est son nom hebraïque, et ma mère s 'appelle Michèle , c'est son unique prénom . Je suis enceinte et si c'est une fille , puis-je nommer ma mère même si c 'est le même prénom , étymologiquement, que mon mari ?
Rav Binyamin Wattenberg




Messages: 3532

MessagePosté le: Dim 06 Novembre 2011, 23:22 Répondre en citantRevenir en haut

Aucun problème; ce n’est pas le même prénom même “étymologiquement” comme vous dites.

Mickael c’est Mi’hael –comme l’ange.
Alors que Michèle c’est Mi’hal comme la fille de Shaoul.

Maintenant, même si c’était le même prénom, je ne connais pas de réel interdit de nommer un enfant du nom de son père du vivant de son père.

Seulement ça ne se fait pas de nos jours, mais dans le passé ça a existé.

On trouve dans le Talmud des personnes qui portent le meme prénom que leur père comme Aba bar Aba le père du fameux Shmouel.

Même assez "récemment" on trouve par exemple le Yaabets qui se nommait Yaacov Israel et avait un fils nommé Israel Meshoulam Zalman .

(une de ses filles aussi se nommait Sarah Ne’hama , comme sa femme –mère de cette fille- Sarah.)

Pour rester autour du Yaabets , son biographe –auteur du Toldot Yaabets , Amsterdam 1868- se nomme Avraham ‘Haim ben Avraham Wagenaar.

Aux USA c’est assez courant chez les non-juifs surtout.

[Pour les exemples “autour du Yaabets ” il faut souligner qu’il s’agît de prénoms partiellement identiques (car composés) , c’est un peu différent, mais c’est aussi votre cas puisqu’il ne s’agît que de l’un des prénoms de votre mari.]

Je pense que la raison pour laquelle on évite, c’est pour ne pas tomber dans des situations où un frère de cet enfant pourrait appeler son propre frère en utilisant le prénom de son père en sa présence.
Ce qui est interdit.
Mais le problème pourrait être contourné en utilisant exclusivement un surnom ou un diminutif.

Voyez encore le Shout Mishné Ala’hot –ou le shout Pirsoumei nissa du même auteur qui reprend quelques simanim du Mishné Ala’hot , (§XXII) qui traite d’un cas où le fils a été nommé au nom du père en pensant que le père avait été tué pendant la guerre, mais en finale le père revint.
Dans ce responsa le Rav Klein cite des exemples du Talmud comme Bonias ben bonias (erouvin 85b) qui a été nommé ainsi du vivant de son père, ou encore R. ‘Hanina fils de R. ‘Hanina cité dans le yeroushalmi Nazir IV et dans la Tossefta Nida V .

Mais bon, ce n’est pas vraiment le sujet puisque dans votre cas ce n’est pas le même nom.

Je prie les personnes qui ont envoyé des messages sur mes précédentes réponses de bien vouloir m'excuser, je n'ai pas le temps de les lire ce soir et encore moins d'y répondre, bli neder dès que possible...
estelle oury



Messages: 7

MessagePosté le: Lun 07 Novembre 2011, 11:43 Répondre en citantRevenir en haut

merci beaucoupd'avoir pris le temps de me répondre de façon si détaillé !
Mais dans votre réponse j'ai entrevu un autre problème: si c'est un garçon , j'aimerais nommer mon père et donc je n'aurais pas le droit de l'appeler ainsi en présence de mon père , si j'ai bien compris ? faudra-t-il donner un 2e prenom ou utiliser un diminutif (je croyais que ce n'était pas bien ?)?
C'est un point épineux pour moi car dans la famille de mon père il est très imortant de nommer les petits -enfants comme leurs grand-parents !
Rav Binyamin Wattenberg




Messages: 3532

MessagePosté le: Lun 07 Novembre 2011, 23:44 Répondre en citantRevenir en haut

Je vous cite:
Citation:
j'aimerais nommer mon père et donc je n'aurais pas le droit de l'appeler ainsi en présence de mon père , si j'ai bien compris ?

Pas de problème, les sfaradim qui ont la coutume de nommer leur fils au nom du grand père de son vivant, ont aussi la coutume d’appeler leur fils en présence de leur père qui porte le même nom, car ce dernier est « mo’hel », voire plus encore, il le souhaite, c’est une fierté et c’est tenu comme une segoula pour la longévité (d’avoir un petit fils qui porte son nom).


Citation:
utiliser un diminutif (je croyais que ce n'était pas bien ?)?

SI c’est dérangeant (d'appeler votre fils qui est nommé comme votre père) vous pouvez sans problème appeler votre fils par un diminutif, vous pensiez que ce n’est pas bien, hé bien ne le pensez plus, car c’est très bien !

Je suppose que l’origine de cette idée erronée est la gmara Baba Metsia 58b que celui qui donne un surnom à son prochain n’aura pas part au monde futur .
Mais les Tosfot dans Meguila 27b expliquent qu’il ne s’agit QUE d’un surnom de pgam mishpa’ha. (par exp. « mamzer »).

Mais pour ce qui est d’un diminutif ou d’un surnom affectueux, aucun problème.

Je sais que le 'Hazon Ish ne disait pas exactement ça, il préconisait même de ne pas omettre un des deux prénoms de la personne lorsqu’on l’appelle, mais cette idée ne se retrouve pas du tout dans le Talmud , et si déjà, au contraire, il semblerait que le concept d’appeler quelqu’un par un surnom existait et était parfaitement admis.

Les Yossi (ou Yossé) du Talmud sont en fait des Yossef (c’est ce qui ressort de plusieurs endroits dans le Talmud, actuellement j’ai en tête la gmara dans Avoda Zara 37a ).
Pourtant tout le monde les appelait Yossi ou Rabbi Yossi.

Je ne me serais pas permis d’émettre une idée contraire au 'Hazon Ish, n'était-ce qu'il va à l’encontre du minhag Aolam depuis des générations, et –il semblerait- même à l’encontre de la gmara.
C’est donc ce que je qualifie d’un feeling personnel de la part du ‘Hazon Ish, mais ce n’est pas à prendre comme une notion ala’hique incontournable.

Je comprends tout à fait que l'on puisse se dire qu'entre le feeling du 'Hazon Ish et les preuves de Binyamin Wattenberg, il n'y a pas à hésiter.

Mais sachez tout de même que mes preuves ne sont pas seulement des preuves "toutes seules", elles sont renforcées par le Minhag aolam, c-à-d des milliers de rabanim gdolei israel depuis longtemps qui tolèrent les surnoms ou même qui les utilisent.
Ce qui semble indiquer que l'on ne soit pas tenu de prêter une attention démesurée à cette considération du 'Hazon Ish.
estelle oury



Messages: 7

MessagePosté le: Mar 08 Novembre 2011, 13:19 Répondre en citantRevenir en haut

merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre et pour toutes vos précisions , ce la m'a été d'une grande aide !
Montrer les messages depuis:      
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet


 Sauter vers:   



Voir le sujet suivant
Voir le sujet précédent
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum