inviter un mehalel shabbat Voir le sujet suivant
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tragule



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MessagePosté le: Jeu 19 Janvier 2017, 0:19 Répondre en citantRevenir en haut

Desole pour lorthographe - pas de clavier francais disponible...

Ma question touche de nombreux juifs pratiquants - et dans le domaine prive et familial, et dans le domaine public (en organisant des chabbats pleins ou des repas communautaires, par exemple).

Le probleme est qu'en invitant des non-pratiquants pendant chabbat, ils risquent de transgresser chabbat, en venant dans les transports publics, en portant, etc.

Cependant, en s'abstenant de les inviter ils risquent de se considerer etrangers a la religion et s'eloigner encore plus.

Tout court:

A. Peut-on inviter un non-pratiquant pour un repas le chabbat ?

B. Y a-t-il une difference entre le cas où on suppose qu'il transgresserait chabbat, et le cas où on en est surs (par exemple, il l'avait dit explicitment, ou bien il habite a une distance non-marchable) ?


Merci d'avance !!
Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Ven 20 Janvier 2017, 15:18 Répondre en citantRevenir en haut

Si l'on s'en tient à la théorie de la halakha, il est interdit d'inviter un me'halel shabbat si on sait qu'il va transgresser shabbat pour venir (habite trop loin etc.).

Toutefois, cette halakha n'a été énoncée que vis-à-vis du paramètre 'hilloul shabbat, si l'on considère que cette invitation a des chances d'être à l'origine d'un renouement avec le respect de la halakha (ou de sa découverte etc.), cela peut faire pencher la balance étant donné que l'on sait qu'il transgressera probablement moins le shabbat en étant invité que s'il était chez lui.

On fera en sorte de proposer un lit pour dormir, ainsi, s'il souhaite repartir après le repas pour rentrer dormir chez lui, ça ne sera que sa décision, pas la vôtre (même si vous vous doutez qu'il ne souhaitera pas dormir sur place).

Je souligne qu'il faut quand même peser sérieusement les chances de réussite, car si elles sont vraiment minimes, il vaut peut-être mieux l'inviter en semaine (ou à 'hol hamoed)...
Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Mar 24 Janvier 2017, 0:48 Répondre en citantRevenir en haut

J'ajouterais pour référence assez fournie le Shout Tshouvot Vehanhagot (V, §151) qui traite de ce sujet (et de celui d'inviter le même type de personne à YomTov).
maxscience



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MessagePosté le: Jeu 02 Février 2017, 16:55 Répondre en citantRevenir en haut

Rav Binyamin Wattenberg a écrit:
J'ajouterais pour référence assez fournie le Shout Tshouvot Vehanhagot (V, §151) qui traite de ce sujet (et de celui d'inviter le même type de personne à YomTov).



Bonjour Rav Wattenberg,
Je suis allé regarder cette référence, mais je n'ai pas trouvé ce que vous avez dit. Il ne traite que de l'interdit de cuisiner pour un ACOUM pendant yom tov, et finit par être mekel en disant qu'on peut ne pas le considérer comme un ACOUM. Il me semble qu'il ne parle de meh'alel shabbat que pour définir à quelle catégorie de personne il appartient: ACOUM/tinok shenishbâ; mais il ne parle pas d'inviter pendant shabat, et ne se demande pas s'il est problématique qui spot meh'alel shabbat "à cause" de notre invitation.

Ce sujet est très intéressant, et étant entouré de juifs non shomrei shabat, j'aimerais en savoir plus. D'autant plus que j'ai toujours entendu qu'il est interdit d'inviter quand on sait que l'invité transgressera. Pourriez-vous donner la référence de ce que vous dites plus haut ?

Merci d'avance, et merci pour votre travail.
Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Ven 03 Février 2017, 1:29 Répondre en citantRevenir en haut

Zut!

je m'embrouille.

Tentez alors plutôt dans Tshouvot Vehanhagot (I, §358) .

(si ce n'est pas ça non plus, je compte sur vous pour me le dire)
maxscience



Messages: 14

MessagePosté le: Ven 03 Février 2017, 10:03 Répondre en citantRevenir en haut

Merci pour votre réponse si rapide,

En effet, cette techouva parle d'inviter des non-shomer shabbat qui viendraient en voiture.

La techouva prouve qu'il n'y a pas d'interdit au titre de "lifnéi iver", le rav permet donc d'inviter.
Cependant, elle ne traite que de l'interdit de "lifnéi iver". Faut-il en comprendre que d'après lui, il n'y a pas d'autres raisons de ne pas inviter ?

Lorsque vous dites: "Si l'on s'en tient à la théorie de la halakha, il est interdit d'inviter un me'halel shabbat si on sait qu'il va transgresser shabbat pour venir."
Dans quel interdit cela s'inscrit-il ?
Intuitivement, je n'aurais pas définit cela comme "lifnéi iver"; plutôt comme le fait de profiter d'une melakha d'un juif, puisqu'il vient "pour moi", ou "à cause de moi".

De plus, la techouva ne parle que du fils qui invite ses parents non-shomréi shabbat. Il aurait une responsabilité supplémentaire à ramener ses parents dans le chemin des mitsvots. Est-ce qu'on peut étendre cette responsabilité et dire qu'il en est de même envers tout bnéi Israel ?


Merci d'avance,
Shabbat shalom
Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Lun 13 Février 2017, 16:52 Répondre en citantRevenir en haut

Citation:
En effet, cette techouva parle d'inviter des non-shomer shabbat qui viendraient en voiture.

Parfait.

Citation:
Cependant, elle ne traite que de l'interdit de "lifnéi iver". Faut-il en comprendre que d'après lui, il n'y a pas d'autres raisons de ne pas inviter ?

à quoi pensez-vous?

Citation:
Lorsque vous dites: "Si l'on s'en tient à la théorie de la halakha, il est interdit d'inviter un me'halel shabbat si on sait qu'il va transgresser shabbat pour venir."
Dans quel interdit cela s'inscrit-il ?
Intuitivement, je n'aurais pas définit cela comme "lifnéi iver"; plutôt comme le fait de profiter d'une melakha d'un juif, puisqu'il vient "pour moi", ou "à cause de moi".


Même lorsque les Poskim parlent de "lifnei iver" dans ce cas, c'est un "lashon moushal", car on ne parle de "lifnei iver" que dans "trei ibrei denahara"; lorsque je PERMETS à la personne de transgresser, or, l'invité avait tous les loisirs de transgresser shabbat chez lui sans venir chez moi.
Il se débrouille tout seul pour transgresser shabbat et qui dit "autonomie", ne dit pas "Lifnei iver".
(même si l' automne est la saison qui est Lifnei hiver )

Il s'agît en fait du péché d’entraîner un juif à fauter.
Appelons ça "Messayea".

Mais on ne parlera pas non plus de "tirer profit de la Melakha d'un juif" lorsqu'il vient chez moi en voiture (ou en appuyant sur des boutons...) car il n'y a pas de transformation de la personne (comme il y en a de l'aliment lorsqu'il le cuit à shabbat).

Citation:
De plus, la techouva ne parle que du fils qui invite ses parents non-shomréi shabbat. Il aurait une responsabilité supplémentaire à ramener ses parents dans le chemin des mitsvots. Est-ce qu'on peut étendre cette responsabilité et dire qu'il en est de même envers tout bnéi Israel ?


Selon la lettre de la Halakha, il n'y a pas plus de responsabilité envers ses parents qu'envers ceux du voisin.
Kol Israel Areivin zé bazé (Shvouot 39a et voir Sanhedrin 43b) .

Mais bien entendu, chaque juif n'est que plus responsable des personnes qui lui sont proches et sur lesquelles il peut avoir une influence.
Cependant, cette "obligation supplémentaire" n'a pas été convoquée dans le raisonnement du Rav Sternbuch , il n'y a donc pas de différence à établir entre les cas.
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