Cuisson dans un four de viande Voir le sujet suivant
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Elie41



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MessagePosté le: Dim 24 Avril 2011, 13:48 Répondre en citantRevenir en haut

Si l'on fait cuire un gâteau dans un four où l'on a fait cuire de la viande il y a moins de 24h, le gateau est-il bassari ?



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Rav Yossef Loria




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MessagePosté le: Mar 26 Avril 2011, 23:17 Répondre en citantRevenir en haut

Si un ustensile a servi à un usage carné depuis moins de vingt quatre heures, le goût imbibé dans cet ustensile est encore frais. Il est donc interdit d'y cuire un aliment lacté, auquel cas le tout devient immédiatement interdit à la consommation.
Cependant, il est permis d'y cuire un aliment neutre dans le but de le consommer avec un produit lacté car il s'agit là d’un goût second :
 L'aliment carné est absorbé par les parois de l'ustensile au cours de la première cuisson1.
 L'ustensile retransmet le goût absorbé vers l'aliment neutre lors de la deuxième cuisson.
Ainsi, bien que le goût soit encore frais, (car il provient d'une deuxième cuisson effectuée au cours des vingt quatre heures qui suivent la première cuisson), il est relativement faible. Or, nos sages statuent qu'un goût édulcoré n'a plus la capacité d'être transmis à un autre aliment.
En revanche, nombreux sont les décisionnaires qui interdisent a priori une telle cuisson selon l'avis de Maran. Ils ne permettent de le consommer avec un produit lacté que si cet aliment neutre a déjà été cuit dans un récipient carné, mais interdisent de le cuire avec l'intention de le consommer avec un mets lacté.
Néanmoins, les décisionnaires moins rigoureux objectent que le Beit Yossef même mentionne cette permission a priori. Ainsi, il est permis pour les Séfarades selon la stricte loi, de cuire un aliment neutre dans un ustensile imbibé d'un goût frais, dans le but de le consommer avec un aliment de nature différente .
Le Ramah, plus rigoureux, soutient que la coutume est d'interdire a priori de consommer un aliment neutre avec un aliment carné même s'il a déjà été cuit dans un ustensile à usage lacté. C’est seulement s'il a été mélangé par inadvertance que le tout sera permis.

Tout ceci s’applique seulement si l'ustensile est parfaitement propre.
Le cas échéant, il ne s'agit plus d'un goût second, mais bien d'un goût premier. Il est alors nécessaire que l'aliment neutre soit soixante fois supérieur aux résidus pour le permettre a posteriori, s'il a été cuit au cours d'une seconde cuisson avec du lait.

En conclusion, le four étant souvent sali par les résidus et éclaboussures, il convient de se montrer rigoureux et ne pas consommer ce gâteau avec des aliments lactés, selon l'ensemble des avis.

NB: Si vous avez Les Fondements de la Cacherout, regardez les pages 408-411.
Elie41



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MessagePosté le: Mer 27 Avril 2011, 10:40 Répondre en citantRevenir en haut

Marci beaucoup terbah' essh'ed ( tu gagne tu reussi

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ronydenyro



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MessagePosté le: Mer 25 Avril 2012, 23:48 Répondre en citantRevenir en haut

J'ai plusieurs fois poser la question mais je n'ai pas été répondu.

N'y a t il pas de différence entre cuisson classique (bichoul) et cuisson au four? N'est il pas dit en conclusion "réa'h lav milta hi"!

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Rav Semelman




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MessagePosté le: Mer 09 Mai 2012, 13:39 Répondre en citantRevenir en haut

Toute la réponse précédente de Rav Louria est basée sur les goûts qui se propagent. Ceci peut être dû aux liquides dans une cassrole, ou à l'évaporation des liquides qui donne de la vapeur. Pour les fours à convection, ce processus est renforcé par le ventilateur qui brasse tout et crée de la buée, et tout ceci propage le goût.

"Réa'h lav milta hi" est une toute autre donnée. J'ai un four sec sans turbo et sans injection d'eau, sans restes de graisses ou autre restes alimentaires, et je fais cuire un met sec comme du pain. Normalement aucune zéa (buée) ne sort et ce pain étant sec meikar adin n'absobera rien.

Là entre "réa'h lav milta hi". Est-ce que l'odeur précédente intangible à la différence des buées va se propager, ou pas.
Dans 99% des cuissons, le problème vient des buées.

Kol tuv.
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