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Jacques Kohn
Messages: 2050
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Posté le:
Dim 24 Juin 2007, 8:04 |
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Le lien qui unit la
haftara
à la
parachath Balaq
consiste essentiellement dans le verset : « O mon peuple ! Rappelle-toi ce que méditait Balaq, roi de Moab, et ce que lui répondit Bil‘am, fils de Be‘or; depuis
Chittim
jusqu’à
Guilgal
, afin que tu connaisses les bontés de
Hachem
! » (Michée 6, 5).
Ce verset soulève de nombreuses interrogations, et notamment celle de savoir ce que veut dire l’expression : « depuis
Chittim
jusqu’à
Guilgal
».
Le mot
Chittim
désigne, on le sait, l’endroit où les enfants d’Israël se sont livrés à la débauche avec les femmes de Moab (
Bamidbar
25, 1 et suivants).
Quant à
Guilgal
, ce fut le premier endroit où ils campèrent en
Erets Yisrael
après qu’ils eurent traversé le Jourdain (Josué 4, 19).
On peut donc dire que le prophète remercie ici doublement
Hachem
. Il Le remercie en premier lieu pour
Chittim
, autrement dit pour n’avoir pas jeté l’opprobre sur tout Israël à cause de la conduite abjecte de certains de ses membres. Et il Le remercie également pour
Guilgal
, c’est-à-dire pour lui avoir permis, malgré ses inconduites répétées, de traverser le Jourdain et pour l’avoir fait entrer en
Erets Yisrael
(
Radaq ad
Michée 6, 5).
Peut-être comprendra-t-on ainsi pourquoi le verset ci-dessus emploie l’expression inhabituelle :
tsidqoth Hachem
(« les bontés de
Hachem
»), au pluriel.
Hachem
nous a fait bénéficier d’une double bonté : celle de nous avoir fait échapper à Sa colère, et celle de n’avoir pas, vu notre inconduite, dérogé à Sa promesse. |
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