Jacques Kohn
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Posté le:
Dim 16 Mars 2008, 10:06 |
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La
haftarath Tsaw
(Jérémie 7, 21 à 9, 23) commence par les mots : « Ainsi a parlé
Hachem
-
Tsevaqoth
, Dieu d’Israël : « Joignez vos holocaustes à vos [autres] sacrifices et mangez de la viande. Car Je n’ai point parlé avec vos pères, et Je ne leur ai rien commandé, le jour que Je les fis sortir du pays d’Egypte, en fait d’holocauste et de sacrifice. »
En d’autres termes, quand
Hachem
a fait sortir d’Egypte les enfants d’Israël, c’est l’obéissance à Ses
mitswoth
qu’Il leur a imposée, et non des sacrifices.
Comment se peut-il, se demande
Rambam
(Maïmonide), que
Hachem
ait pu faire dire par le prophète qu’Il n’avait rien ordonné aux enfants d’Israël, en fait d’holocauste et de sacrifice, le jour où Il les a fait sortir d’Egypte ?
En fait, répond-il (
Guide des Egarés
3, 32), ce dont il est question dans la parole du prophète est la
mitswa
que
Hachem
a ordonné à Mara : « … Là Il plaça pour lui un statut et une ordonnance, et là Il l’éprouva » (
Chemoth
15, 25). Comme l’explique
Rachi
, Il leur a donné à Mara à étudier une partie des paragraphes de la
Tora
, ceux qui concernent le
Chabbath
, la vache rousse et les tribunaux (
Sanhédrin
56b).
Ces trois
mitswoth
ne concernaient en rien le culte des sacrifices. Celui-ci est en effet introduit par un autre texte : « Ecoute, Mon peuple, et Je parlerai ; [écoute], Israël, et Je témoignerai au milieu de toi. Moi, Je suis Dieu, ton Dieu. Je ne te reprendrai pas à cause de tes sacrifices ou de tes holocaustes, qui ont été continuellement devant moi. Je ne prendrai pas de taureau de ta maison, ni de boucs de tes parcs » (Psaumes 50, 7 et suivants).
Signalons que la
haftara
se termine par deux versets, empruntés à un autre chapitre du livre de Jérémie : « Ainsi a parlé
Hachem
: Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, et que le héros ne se glorifie pas de sa force ; que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui se glorifie, se glorifie en ceci : qu’il a de l’intelligence et qu’il Me connaît ; car je suis
Hachem
, qui exerce bonté, jugement et charité sur terre, car en ces choses-là je trouve mes délices, parole de
Hachem
. »
Ces versets, dont l’insertion a pour but de permettre à cette
haftara
de s’achever sur une note moins sévère que celle sur laquelle elle a commencé, nous apprennent aussi que notre obéissance à la parole divine n’a d’autre but que de nous amener à faire régner en ce monde-ci l’amour, la justice et la charité. Car ce sont eux qu’affectionne
Hachem
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