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Jacques Kohn
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Posté le:
Dim 07 Février 2010, 8:51 |
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Pendant longtemps, les communautés juives ont été partagées entre celles où étaient lues les
parachiyoth
de la
Tora
selon un rythme annuel et celles qui pratiquaient un rite triennal, et ce n’est qu’au douzième siècle que le rythme annuel s’est imposé partout dans le monde.
Il est cependant des domaines qui ont connu partout et depuis longtemps un rythme de lecture annuel. C’est ainsi qu’une
Michna
(
Meguila
3, 4) définit, et ce par rapport au mois d’
adar
, le moment de l’année où sont lues les « quatre
parachiyoth
» (
Cheqalim
,
Zakhor
,
Para
et
Ha-‘hodèch
).
De la même façon, alors que le choix des
haftaroth
dépend, dans chaque communauté, de la tradition à laquelle elle se rattache – d’où les nombreuses différences observées tout au long de l’année notamment entre le rite achkenaze et le rite séfarade – la
Tossefta
(
Meguila
3, 1) fixe le sujet de celles qui accompagnent ces
parachiyoth
. C’est ainsi que la
haftara
de
Chabbath Cheqalim
(II Rois 12 et suivants) a été définie comme celle de « Joïada le
kohen
».
En réalité, cette
haftara
est beaucoup plus celle du roi Joas que celle de Joïada, le
kohen gadol
. Son lien avec la
parachath
Cheqalim
est suggéré par le verset : « Joas dit aux
kohanim
: Tout l’argent des choses saintes qui est apporté dans la maison de
Hachem
, l’argent de tout homme qui est dénombré, l’argent des âmes selon l’estimation de chacun, tout argent que chacun, suivant l'impulsion de son cœur apportera à la maison de
Hachem
» (II Rois 12, 5).
Selon le
Targoum Yonathan
, ce verset se réfère à deux sortes d’offrandes monétaires en plus de celle d’un demi-
chéqel
versé chaque année : Celle que verse celui qui fait don au Temple du montant de sa propre valeur (
Wayiqra
27, 2), et celle qui correspond à ce que l’on se sent tenu de verser selon l’idée que l’on se fait de ses devoirs envers le service divin.
On remarquera que Joïada, lorsqu’il en a appelé à la générosité des contributeurs (12, 5 et 6), n’a pas distingué entre ces trois types d’offrandes. Il a en effet destiné au Temple tout à la fois l’argent du recensement, celui de « sa propre valeur », et celui correspondant à la spontanéité du cœur des donateurs.
Cependant, comme l’indique la suite du récit, les sommes ainsi recueillies n’ont pas suffi aux réparations du Temple, de sorte qu’il a fallu rechercher d’autres moyens de recueillir des contributions.
C’est ainsi que « Joïada, le
kohen
, prit un coffre qu’il perça d’un trou dans son couvercle […] et les
kohanim
qui gardaient le seuil y mirent tout l’argent qui était apporté à la maison de
Hachem
» (II Rois 12, 9).
Alors les dons affluèrent, les matériaux purent être achetés et les ouvriers payés, et c’est ainsi que le Temple fut restauré. |
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