Deux fois la répétition de la Amida Voir le sujet suivant
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MrQuestion



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MessagePosté le: Lun 23 Juillet 2018, 15:34 Répondre en citantRevenir en haut

Bonjour Rav Wattenberg,

Est-il vrai qu'à une certaine époque, la répétition de la Amida se faisait deux fois?

Si oui, à quelle époque? et pour quelles raisons?

Merci
Rav Binyamin Wattenberg




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MessagePosté le: Dim 09 Décembre 2018, 16:26 Répondre en citantRevenir en haut

Non, je ne le pense pas, si ce n’est chez des personnes qui se trompaient et refusaient d’écouter les rabbanim, comme ça a été le cas parfois.

Le Rav Tsion Duran , s’est étonné d’un minhag étrange qu’il a trouvé en Algérie, dans une banlieue de Constantine : aux Yamim Noraïm (Rosh Hashana et Yom Kippour) , la Amida était récitée à voix haute, puis le ‘hazan la reprenait une seconde fois en tant que ‘hazara.

Le Rav Duran adressa une lettre à Rabbi Yossef Messas , qui lui répondit (en Tishri 5706, 1945) que ce n’est pas que dans sa ville, mais dans tout le pays (=l’Algérie) que ce Minhag étrange est répandu.
Et que lorsqu’il était venu lui-même pour prendre ses fonctions de rabbin à Tlemcen, il trouva ce Minhag étrange et questionna les personnes âgées de la communauté pour savoir de quand date cette habitude.
Ces dernières n’ont pas su le lui dire, mais ont précisé que le précédent rabbin ( Rav ‘Haim Blia’h ) s’y était opposé -sans succès.

Pourtant, une fois que la Amida a été récitée à voix haute une première fois, la seconde constitue de pures bénédictions en vain (Brakha Levatala).

Rav Messas a essayé de parler gentiment et calmement aux « meneurs » qu’il avait identifiés comme étant ceux qui pourraient s’opposer à son opposition au Minhag, mais rien n’y fit.

Comprenant qu’il risquait une ma’hloket, il abandonna la guerre et se donnant bonne conscience « j’ai fait ce que je pouvais faire ».

Il recommande la même attitude au rav Duran car il faut surtout éviter la ma’hloket.

Cette lettre du rav Messas est imprimée dans son Otsar Hamikhtavim (III, §1421) .
L’ouvrage ne comportant pas une partie « épilogue », je ne sais pas si ce Rav Duran a réussi à annuler ce Minhag, ou si c’est un successeur qui s’en est chargé, ou encore, si ce Minhag a perduré jusqu’à la « fin du judaïsme en Algérie ».
joël



Messages: 250

MessagePosté le: Dim 09 Décembre 2018, 21:44 Répondre en citantRevenir en haut

Shalom Rav,
Je peux vous dire que ce minhag n'a pas disparu avec l'indépendance de l'Algérie.
En effet, à Toulouse, dans les années 1980-90, ce minhag était toujours pratiqué.

Bien à vous
Joël
davidlebg



Messages: 15

MessagePosté le: Lun 17 Décembre 2018, 19:42 Répondre en citantRevenir en haut

Dans la synagogue que je fréquentais avant mon mariage, le moussaf de Rosh Hashana était récité à voix basse par toute la communauté, sauf une personne qui la faisait à voix semi-haute.
Et le 'hazan faisait ensuite une répétition à voix haute.

Ce n'est pas vraiment une répétition qui était faites 2 fois, mais ça ressemble un peu au minag que vous citez.
Je crois qu'on faisait ça seulement pour Rosh Hashana, mais pas pour Kipour.

Il me semble que la raison était pour faciliter le suivi de l'assemblée, qui avait du mal avec la lecture. Étant donné que le moussaf était très long, la personne qui faisait le moussaf à voix semi-haute apportait une sorte d'aide pour celui qui ne lisait pas très bien.
Rav Binyamin Wattenberg




Messages: 3586

MessagePosté le: Dim 23 Décembre 2018, 17:38 Répondre en citantRevenir en haut

A Joël :
Merci pour ce témoignage.
C'est étonnant qu'un tel minhag ait pu perdurer jusqu'aux années 1990 !
Apparemment, le Rav devait suivre les conseils du Rav Messas et laissait faire.

Pouvez-vous préciser le nom de la synagogue / du rabbin ?


Dernière édition par Rav Binyamin Wattenberg le Dim 23 Décembre 2018, 17:39; édité 1 fois
Rav Binyamin Wattenberg




Messages: 3586

MessagePosté le: Dim 23 Décembre 2018, 17:38 Répondre en citantRevenir en haut

A Davidlebg :

Merci pour votre contribution.

Ce n'est pas exactement la même chose, cependant, ça pourrait aussi poser problème au niveau de la halakha.

Sauf si ce n'était qu'un fidèle qui s'en chargeait (et non le 'hazan) auquel cas, on peut dire qu'il n'avait clairement pas l'intention d'acquitter les autres, mais seulement de les aider à lire eux-mêmes.
Le Tsibour (de ceux qui avaient du mal à lire) ne se contentait pas de l'écouter, mais essayaient de lire avec lui.
Alors que la 'Hazara servait à acquitter ceux qui ne savaient pas du tout lire/prier.
Et là, c'est moutar.
Mais ça reste étonnant et étrange.
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